Challenge to Obligation to Leave Territory Dismissed as Time-Barred
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe petitioner sought the annulment of several administrative decisions, including the refusal of a residence permit, an immediate obligation to leave the national territory, designation of the country of removal, a five-year ban on re-entry, and an assignment to residence order, all notified on April 9, 2024. The court, exercising its power to reject manifestly inadmissible appeals via ordinance, determined that the petition, filed on April 15, 2024, was time-barred because the relevant law mandates that challenges to an immediate obligation to leave the territory must be lodged within 48 hours of administrative notification, leading to the dismissal of the request as tardy.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle R. 776-15 du code de justice administrative, article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article R. 776-2 du code de justice administrative, Art. R. 776-15, 4° du code de justice administrative; Challenge to Obligation to Leave Territory Dismissed as Time-Barred: The court, exercising its power to reject manifestly inadmissible appeals via ordinance, determined that the petition, filed on April 15, 2024, was time-barred because the relevant law mandates that challenges to an immediate obligation to leave the territory must be lodged within 48 hours of administrative notification, leading to the dismissal of the request as tardy.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe judge used this article to reject the claim via an ordinance due to manifest inadmissibility.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 avril 2024, M. C A demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 27 mars 2024 par lesquelles le préfet de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant cinq ans ;
2°) d'annuler la décision du 2 avril 2024 par laquelle le préfet de la Loire l'a assigné à résidence ;
La présidente du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement ou remise des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative, applicable aux obligations de quitter le territoire français en cas de placement en rétention ou d'assignation à résidence : " Les jugements sont rendus, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : () 4° Rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance. ".
2. D'autre part, selon l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable au litige : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure. / () ". Et aux termes du II de l'article R. 776-2 du code de justice administrative : " Conformément aux dispositions de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification par voie administrative d'une obligation de quitter sans délai le territoire français fait courir un délai de quarante-huit heures pour contester cette obligation et les décisions relatives au séjour, à la suppression du délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément. () ".
3. Les décisions contestées par M. A par lesquelles le préfet de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé son pays de renvoi, lui a fait interdiction de retour et l'a assigné à résidence, édictées respectivement les 27 mars et 2 avril 2024, lui ont été notifiées par voie administrative le 9 avril 2024 à 9 heures 40. La requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif le 15 avril 2024, est donc tardive et ne peut qu'être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. C A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et au préfet de la Loire.
Fait à Lyon, le 18 avril 2024
La magistrate désignée,
A. B
La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,