Challenge to Departure Order and Implicit Rejection of Appeal Deemed Inadmissible Due to Untimely Filing
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn individual challenged prefectoral orders from September 13, 2024, which mandated their immediate departure from French territory, imposed a six-month re-entry ban, set a destination country, and assigned them to residence in the Marne department for 45 days, as well as the Minister of the Interior's implicit rejection of the subsequent administrative appeal filed on September 20, 2024. The court ruled the action inadmissible because the original administrative decisions were personally served on September 13, 2024, triggering a non-extendable seven-day period for judicial appeal as per relevant administrative codes; consequently, the hierarchical appeal filed on September 20, 2024, did not suspend or extend this statutory deadline, making the subsequent judicial filing manifestly late.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 614-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 222-2-1 du code de justice administrative, article R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 1er : La requête de M. A est rejetée, Article L. 921-1; Challenge to Departure Order and Implicit Rejection of Appeal Deemed Inadmissible Due to Untimely Filing: The court ruled the action inadmissible because the original administrative decisions were personally served on September 13, 2024, triggering a non-extendable seven-day period for judicial appeal as per relevant administrative codes; consequently, the hierarchical appeal filed on September 20, 2024, did not suspend or extend this statutory deadline, making the subsequent judicial filing manifestly late.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis is the dispositive order dismissing the main request.
This article establishes the deadline for contesting decisions under the specific procedure mentioned, which is relevant to the rejection based on tardiness.
This article, cited in the reasoning, determines that the appeal period is not extendable, justifying the rejection due to the untimely filing.
This provision was mentioned in the request for costs, but since the dispositive does not order costs (it only orders notification), it is excluded.
This article orders the notification of the decision.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 décembre 2024, M. B A, représenté par Me Claire Ludot, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler les arrêtés du 13 septembre 2024 par lesquels le préfet de la Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pour une durée de six mois et l'a assigné à résidence dans le département de la Marne pour une durée de 45 jours ainsi que la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté son recours hiérarchique formé le 20 septembre 2024 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros, à verser à son conseil, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Torrente, premier conseiller, pour statuer sur les litiges relevant des dispositions des articles L. 921-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 614-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 614-1, lorsque l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1. ". Selon l'article L. 921-1 de ce code : " Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision. Sous réserve de l'article L. 921-4, il statue dans un délai de quinze jours à compter de l'introduction du recours. ". En vertu de l'article L. 922-2 du même code : " Le recours est jugé par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cette fin parmi les membres du tribunal ou parmi les magistrats honoraires inscrits sur la liste mentionnée à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative. () ". L'article R. 921-3 dudit code dispose : " Les délais de recours de sept jours et quarante-huit heures respectivement prévus aux articles L. 921-1 et L. 921-2 ne sont susceptibles d'aucune prorogation. ". Enfin, aux termes de l'article R. 922-17 du même code : " Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : () / 4° Rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance. ".
2. Il ressort des pièces du dossier que les arrêtés du 13 septembre 2024 par lesquels le préfet de la Marne a obligé le requérant à quitter le territoire français sans délai, lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pour une durée de six mois, a fixé le pays de destination et l'a assigné à résidence dans le département de la Marne pour une durée de 45 jours ont été remis en mains propres le même jour à l'intéressé. Cette notification, qui a été réalisée par voie administrative, comporte les voies et délais de recours qui indiquent clairement un délai de sept jours pour saisir le tribunal administratif conformément aux dispositions citées au point précédent et que la présentation préalable d'un recours administratif n'a pas pour effet de proroger ce délai. En application des dispositions précitées de l'article R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le recours hiérarchique formé par l'intéressé le 20 septembre 2024 n'a pas eu pour effet de proroger le délai de recours courant contre ces arrêtés. Dès lors, la requête de M. A est tardive et doit, par suite, être rejetée comme entachée d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être régularisée en cours d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A.
Copie en sera adressée au préfet de la Marne et ministre de l'intérieur.
Fait à Châlons-en-Champagne le 6 janvier 2024.
Le magistrat désigné,
V. TORRENTE