Legislator Jurisprudence & Législation
2403198 Généré par l'IA

Foreign National Residence Permit Renewal Implicit Rejection Mootness Challenge

Numéro de cause 2403198
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A foreign national, whose application for a residence permit renewal was filed online and whose previous permit had expired, sought an urgent order compelling the prefecture to process her application, asserting a violation of fundamental freedoms of movement and work. The court dismissed the request as inadmissible because the administrative silence regarding the renewal application for four months resulted in an implicit rejection on a specific date, rendering the applicant's request for an injunction moot; furthermore, the court found that an implicit rejection of a permit application, without more, does not constitute a serious and manifestly unlawful breach of a fundamental freedom.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 521-2 du code de justice administrative, article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 522-3 du code de justice administrative, Article 1er; Foreign National Residence Permit Renewal Implicit Rejection Mootness Challenge: The court dismissed the request as inadmissible because the administrative silence regarding the renewal application for four months resulted in an implicit rejection on a specific date, rendering the applicant's request for an injunction moot; furthermore, the court found that an implicit rejection of a permit application, without more, does not constitute a serious and manifestly unlawful breach of a fundamental freedom.

Mots-clés

Généré par l'IA
renouvellement de l'autorisation de séjour autorisation de séjour ressortissants étrangers autorisations de travail violation des charges d'autorisation liberté de circulation

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
article L. 511-2 du code de justice administrative
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M.
article L. 521-2 du code de justice administrative
This article defines the scope of the summary proceeding (référé-liberté) which the applicant invoked.
article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet.
article L. 522-3 du code de justice administrative
The court used this article to rule on rejecting the request without full adversarial proceedings.
Article 1er
This order explicitly rejects the request of Mrs. B.
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article L. 522-3 du code de justice administrative

The court used this article to rule on rejecting the request without full adversarial proceedings.

Article L. 521-2 du code de justice administrative

This article defines the scope of the summary proceeding (référé-liberté) which the applicant invoked.

Article 1er

This order explicitly rejects the request of Mrs. B.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 mars 2024, Mme A B épouse C demande au juge des référés de mettre en demeure la préfecture de régulariser sa situation dans les meilleurs délais en traitant son dossier de demande de renouvellement de titre de séjour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

-le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " En vertu des dispositions de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction contradictoire ni audience publique lorsque la demande dont il est saisi ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de cette demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. Mme B, ressortissante algérienne née le 1er août 1982, était titulaire d'un titre de séjour qui, selon ses déclarations, était valable jusqu'au 12 février 2024 et dont elle a demandé le renouvellement le 14 novembre 2023 au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa requête, qui est intitulée " référé-liberté " et à l'appui de laquelle elle se prévaut de la liberté d'aller et venir ainsi que de la liberté du travail, doit être regardée comme tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne, sur le fondement des dispositions citées au point précédent de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de statuer dans les meilleurs délais sur cette de demande.

3. Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. "

4. En application des dispositions citées au point précédent, le silence gardé pendant quatre mois par la préfète du Val-de-Marne sur la demande de titre de séjour mentionnée au point 2 a fait naître une décision implicite de rejet de cette demande le 14 mars 2024. Il apparaît dès lors manifeste, l'autorité administrative ayant ainsi déjà statué sur la demande en cause, que les conclusions à fin d'injonction présentées par la requérante sont dépourvues d'objet et, par suite, irrecevables.

5. Au surplus, et alors que le rejet, exprès ou implicite, d'une demande de titre de séjour ne porte pas par lui-même une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, la requérante n'apporte aucun élément de nature à établir que l'atteinte portée selon elle aux libertés fondamentales dont elle se prévaut serait tout à la fois grave et manifestement illégale.

6. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de Mme B suivant la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B épouse C.

Fait à Melun, le 18 mars 2024.

Le juge des référés,

Signé : P. ZANELLA

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,