Legislator Jurisprudence & Législation
2400382 Généré par l'IA

Mandatory Provision of Urgent Housing and Penalty for Non-Compliance

Numéro de cause 2400382
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A litigant, recognized as a priority case for urgent housing assistance following a decision in July 2023, sought a court order compelling the administration to provide suitable accommodation, which it had failed to do. The court reasoned that the relevant statute places an obligation of result on the State to ensure housing for such priority applicants, and given that the applicant remained without a suitable offer despite the recognized urgency, the issuance of an order to the prefect to propose housing consistent with the applicant's needs and capacities was warranted under expedited procedures. Consequently, the court enjoined the prefect to arrange suitable housing immediately, imposing a penalty of 1,000 euros per month starting August 1, 2024, payable to the national housing support fund upon delay.

Regeste Legislator

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Article 1er, Article L. 441-2-3-1 du CCH, Article 2; Mandatory Provision of Urgent Housing and Penalty for Non-Compliance: The court reasoned that the relevant statute places an obligation of result on the State to ensure housing for such priority applicants, and given that the applicant remained without a suitable offer despite the recognized urgency, the issuance of an order to the prefect to propose housing consistent with the applicant's needs and capacities was warranted under expedited procedures. Consequently, the court enjoined the prefect to arrange suitable housing immediately, imposing a penalty of 1,000 euros per month starting August 1, 2024, payable to the national housing support fund upon delay.

Mots-clés

Généré par l'IA
besoin de logement obligation étatique assignation à résidence paiement du loyer hébergement d'urgence obligation de permis de construire

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Article 1er
This article contains the main order directing the Prefect to propose housing to the applicant under penalty.
Article L. 441-2-3-1 du CCH
This provision governs the procedure for issuing the order and setting the penalty concerning the right to housing.
Article 2
This article dictates the notification procedure for the decision.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er

This article contains the main order directing the Prefect to propose housing to the applicant under penalty.

Article L. 441-2-3-1 du CCH

This provision governs the procedure for issuing the order and setting the penalty concerning the right to housing.

Article 2

This article dictates the notification procedure for the decision.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 25 mars, 14 avril et 15 avril 2024, Mme C A B demande au tribunal, au titre du droit au logement opposable et en conséquence de la décision du 13 juillet 2023 par laquelle elle a été reconnue prioritaire, d'enjoindre à l'administration de lui attribuer un logement conforme à ses besoins et capacités.

Elle soutient que sa situation justifie toujours, depuis la décision la reconnaissant prioritaire, l'octroi d'un logement conforme à ses besoins et capacités.

La procédure a été communiquée au préfet de La Réunion qui n'a pas défendu.

Par ordonnance du 27 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 25 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, pour statuer sur les litiges relevant des articles R. 222-13 et R. 778-3 du code de justice administrative.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation (CCH) ;

- la loi n° 2021-1729 du 22 décembre 2021 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 441-2-3-1 du CCH : " I. - Le demandeur qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et comme devant être logé d'urgence et qui n'a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire un recours devant la juridiction administrative, tendant à ce que soit ordonné son logement ou son relogement. / () Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne statue en urgence, dans un délai de deux mois () / Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne, lorsqu'il constate que la demande a été reconnue comme prioritaire par la commission de médiation et doit être satisfaite d'urgence et que n'a pas été offert au demandeur un logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités, ordonne le logement ou le relogement de celui-ci par l'Etat et peut assortir son injonction d'une astreinte. () / Le produit de l'astreinte est versé au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, institué en application de l'article L. 300-2. / () tant que l'astreinte n'est pas liquidée définitivement par le juge, le versement de l'astreinte au fonds est effectué deux fois par an, le premier versement devant intervenir à la fin du sixième mois qui suit le mois au cours duquel l'astreinte est due en application du jugement qui l'a prononcée () ". Ces dispositions, éclairées par les travaux parlementaires qui ont précédé leur adoption, font peser sur l'Etat, désigné comme garant du droit au logement opposable, une obligation de résultat.

2. Par ailleurs, il résulte du 7ème alinéa, issu de la loi n° 2021-1729 du 22 décembre 2021, de ce même article L. 441-2-3-1 du CCH que " lorsqu'il est manifeste, au vu de la situation du demandeur, que son logement ou relogement doit être ordonné, le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné peut y procéder par ordonnance, après avoir mis le représentant de l'Etat en mesure de présenter ses observations en défense et clôturé l'instruction ".

3. Il résulte de l'instruction que, suite à la décision du 13 juillet 2023 par laquelle Mme A B a été reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable, l'intéressée demeure à ce jour dans l'attente d'une offre concrète d'un logement correspondant à ses besoins et capacités. L'urgence à proposer un logement n'a pas disparu du fait de circonstances postérieures à la décision susmentionnée. Il est manifeste, au vu des éléments produits par l'intéressée sur sa situation actuelle, que son relogement doit être ordonné en urgence, la procédure définie par le 7ème alinéa précité de l'article L. 441-2-3-1 du CCH devant ainsi être mise en œuvre. Dès lors, il y a lieu de prononcer, par ordonnance, une injonction tendant à ce que le préfet de La Réunion fasse le nécessaire pour que soit proposé à Mme A B un logement correspondant à ses besoins et capacités.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'assortir l'injonction d'une astreinte destinée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, le montant de celle-ci devant être fixé à 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er août 2024. En cas d'inexécution de l'injonction, l'astreinte sera versée au fonds selon les modalités prévues par les 6ème et 9ème alinéas de l'article L. 441-2-3-1 du CCH, sans attendre une liquidation définitive.

ORDONNE :

Article 1er : Il est enjoint au préfet de La Réunion de proposer à Mme A B un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er août 2024.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A B et au préfet de La Réunion.

Fait à Saint-Denis le 23 mai 2024.

Le magistrat désigné,

M.-A. AEBISCHER

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pouvoir à l'exécution de la présente décision.