Legislator Jurisprudence & Législation
2400136 Généré par l'IA

Applicant Denied Emergency Order for Residence Permit and Bank Account Access

Numéro de cause 2400136
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A litigant requested an urgent order under Article L. 521-2 of the Administrative Justice Code compelling the prefect to issue a residence permit or receipt, authorize opening a bank account to access an inheritance and secure housing, asserting a serious and manifestly illegal breach of property rights due to delays following applications made in February 2023 and December 2023. The court dismissed the application, reasoning that the situation described, despite the claimed urgency for inheritance and housing access, did not constitute the extreme urgency required for the specific 48-hour protective order under Article L. 521-2 concerning a fundamental liberty, and further noted that the summary judge lacks the power in this procedure to directly order the administration to issue the substantive residence permit or authorize a bank account; the litigant was advised that if urgency were proven, recourse under the less restrictive Article L. 521-3 was available for compelling the issuance of a receipt.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-1 du code de justice administrative, article L. 521-3 du code de justice administrative, Article L. 522-3 du code de justice administrative; Applicant Denied Emergency Order for Residence Permit and Bank Account Access: 521-2 of the Administrative Justice Code compelling the prefect to issue a residence permit or receipt, authorize opening a bank account to access an inheritance and secure housing, asserting a serious and manifestly illegal breach of property rights due to delays following applications made in February 2023 and December 2023. The court dismissed the application, reasoning that the situation described, despite the claimed urgency for inheritance and housing access, did not constitute the extreme urgency required for the specific 48-hour protective order under Article L. 521-2 concerning a fundamental liberty, and further noted that the summary judge lacks the power in this procedure to directly order the administration to issue the substantive residence permit or authorize a bank account; the litigant was advised that if urgency were proven, recourse under the less restrictive Article L. 521-3 was available for compelling the issuance of a receipt.

Mots-clés

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autorisations de séjour accès au terrain droit au logement banque d'émission administration de la justice défaut d'urgence

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 522-3 du code de justice administrative

Used implicitly as the basis for rejecting the request because the urgency condition for the L. 521-2 procedure was not met.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Cited in the dispositive implicitly through the rejection of conclusions relating to costs ('y compris ses conclusions relatives aux frais de l'instance').

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 janvier 2024, M. A D B, représenté par Me Bender, demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de lui délivrer, sans délai et sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, un titre de séjour ou au moins un récépissé de demande de titre de séjour ;

2) de l'autoriser à ouvrir un compte bancaire en France ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il a présenté une demande d'admission exceptionnelle au séjour en février 2023 puis une nouvelle demande dont la préfecture a accusé réception le 19 décembre 2023 ; qu'il ne peut ouvrir un compte bancaire pour percevoir son héritage et se reloger ;

- le manquement du préfet des Alpes-Maritimes porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit de propriété.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. B demande au juge des référés d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de lui délivrer, sans délai et sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, un titre de séjour ou au moins un récépissé de demande de titre de séjour et de l'autoriser à ouvrir un compte bancaire en France.

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". En vertu de l'article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

3. En distinguant deux procédures prévues respectivement par les articles L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative, le législateur a entendu répondre à des situations différentes. Les conditions auxquelles est subordonnée l'application de ces dispositions ne sont pas les mêmes, non plus que les pouvoirs dont dispose le juge des référés. En particulier, l'usage par le juge des référés des pouvoirs qu'il tient des dispositions citées au point précédent de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est subordonné à la condition qu'une urgence particulière rende nécessaire l'intervention dans les quarante-huit heures d'une mesure destinée à la sauvegarde d'une liberté fondamentale. Il appartient ainsi au requérant de justifier dans tous les cas de l'urgence, laquelle ne saurait être regardée comme remplie en l'absence d'éléments concrets, propres à chaque espèce, de nature à établir l'urgence des mesures sollicitées dans le cadre de cette procédure particulière de référé qui implique l'intervention du juge dans des délais extrêmement brefs.

4. Il n'appartient pas au juge des référés qui, selon les dispositions de l'article L. 511-1 du code de justice administrative, statue par des mesures présentant un caractère provisoire, d'enjoindre à l'administration préfectorale de procéder à la délivrance du titre de séjour sollicitée par le requérant ou en tout état de cause de l'autoriser à ouvrir un compte bancaire.

5. Le requérant fait valoir qu'il a présenté une demande d'admission exceptionnelle au séjour en février 2023 puis une nouvelle demande dont la préfecture a accusé réception le 19 décembre 2023, qu'il ne peut ouvrir un compte bancaire pour percevoir son héritage et se reloger. Il invoque une atteinte au droit de propriété. En l'espèce, l'ensemble de ces circonstances ne saurait caractériser une situation d'urgence extrême impliquant, sous réserve que les autres conditions posées par l'article L. 521-2 soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans le délai contraint de quarante-huit heures, alors qu'au demeurant, si l'urgence est avérée, il est loisible au requérant de saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative afin qu'il soit enjoint aux services préfectoraux de lui délivrer le récépissé sollicité. Par suite, la requête de M. B doit être rejetée y compris ses conclusions relatives aux frais de l'instance.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D B.

Fait à Nice le 12 janvier 2024.

La juge des référés

signé

V. C

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

ou par délégation la greffière,

N°2400136