Legislator Jurisprudence & Législation
2400043 Généré par l'IA

Administrative Judge Dismisses Detention Challenge Due to Jurisdictional Incompetence

Numéro de cause 2400043
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A person sought an order from the administrative judge to immediately terminate their administrative detention, claiming its urgency and grave, manifest illegality affecting fundamental freedoms, while also requesting provisional legal aid and attorney fees. The court dismissed the entire application, reasoning that under the relevant law, any challenge to an administrative detention order falls exclusively under the jurisdiction of the judicial judge (the judge of liberties and detention) within 48 hours of notification, meaning the administrative judge was manifestly incompetent to rule on the request to end the detention and related requests for provisional legal aid.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, articles L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 614-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 742-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 522-3 du code de justice administrative; Administrative Judge Dismisses Detention Challenge Due to Jurisdictional Incompetence: The court dismissed the entire application, reasoning that under the relevant law, any challenge to an administrative detention order falls exclusively under the jurisdiction of the judicial judge (the judge of liberties and detention) within 48 hours of notification, meaning the administrative judge was manifestly incompetent to rule on the request to end the detention and related requests for provisional legal aid.

Mots-clés

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internement administratif droit judiciaire assistance judiciaire gratuite durée de l'expulsion judiciaire émoluments administratifs recours en annulation en droit de l'Union

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 522-3 du code de justice administrative

The request was rejected based on this article because it was deemed manifestly unfounded due to jurisdictional incompetence.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 janvier 2024, M. A, représenté par Me Sangue, demande à la juge des référés :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'enjoindre au préfet de police, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de mettre fin à son placement en rétention administrative intervenu le 28 décembre 2023, sans délai, à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 80 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 500 euros à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, dans l'hypothèse où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée, de lui verser une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'urgence est caractérisée dès lors qu'il a été placé, à tort, dans un centre de rétention administrative ;

- son placement illégal en rétention administrative porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir ainsi qu'au droit d'asile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Alidière pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Aux termes de l'article L. 522-3 de ce code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Aux termes de l'article L. 614-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision de placement en rétention ne peut être contestée que devant le juge des libertés et de la détention, conformément aux dispositions de l'article L. 741-10.

() ". Aux termes de l'article L. 741-10 du même code : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision de placement en rétention peut la contester devant le juge des libertés et de la détention, dans un délai de quarante-huit heures à compter de sa notification. () ".

3. Il résulte de ces dispositions que la décision de placement en rétention, qui ne peut être contestée que devant le juge des libertés et de la détention, relève de la seule compétence des juridictions judiciaires. Au surplus, il résulte des dispositions de l'article L. 742-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la décision de l'autorité administrative ordonnant le placement en rétention ne peut produire effet que pendant quarante-huit heures et, qu'au terme de ce délai, seule une décision de l'autorité judiciaire peut maintenir un étranger en rétention, sans l'intervention d'aucune autorité administrative. Par suite, les conclusions par lesquelles M. A, placé en rétention le 28 décembre 2023, demande à la juge des référés d'enjoindre au préfet de police de lever la mesure de placement en rétention prononcée à son encontre sont manifestement portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

4. Il y a, par suite, lieu de rejeter la requête de M. A en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à Me Sangue.

Fait à Paris, le 3 janvier 2024.

La juge des référés,

A. ALIDIERE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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