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2328522 Généré par l'IA

Tax Authority Attachment Suspension Appeal Jurisdictional Ruling

Numéro de cause 2328522
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A litigant sought the suspension of twelve administrative third-party attachment notices issued by the tax authority concerning inheritance duties and penalties following a sibling's death, arguing urgency due to financial consequences and a serious doubt regarding legality because he had renounced the inheritance and was not properly served prerequisite notices. The administrative tribunal dismissed the request as manifestly inadmissible because disputes regarding the assessment and collection of inheritance duties fall under the jurisdiction of the judicial courts, not the administrative court, as stipulated by procedural tax law provisions.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Article 1er; Tax Authority Attachment Suspension Appeal Jurisdictional Ruling: The administrative tribunal dismissed the request as manifestly inadmissible because disputes regarding the assessment and collection of inheritance duties fall under the jurisdiction of the judicial courts, not the administrative court, as stipulated by procedural tax law provisions.

Mots-clés

Généré par l'IA
séquestre fiscal autorité fiscale taxations fiscales droit judiciaire perception de l'impôt suspension de perception d'impôt

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

This article rejects the applicant's request in the operative part of the order.

Article L. 522-3 du code de justice administrative

The court applied the simplified procedure provided by this article to reject the manifestly inadmissible request.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 décembre 2023, M. B A demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution des douze avis de saisie administrative à tiers détenteur délivrés le 10 novembre 2023 par la direction générale des finances publiques (service impôts des entreprises) relatifs à la mise à sa charge des droits de succession augmentés de pénalités à la suite du décès de son frère ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 12 760 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que de prononcer la mise à sa charge d'intérêts moratoires sanctionnant l'inexécution éventuelle de la suspension des actes attaquées.

Il soutient que :

- l'urgence est caractérisé en raison des conséquences financière de ces saisies ;

- il existe un doute sérieux sur leur légalité car il a renoncé à l'héritage de son frère et ne peut donc se voir mis à sa charge des droits de succession ; en outre, il ne s'est pas vu délivrer, avant les saisies, les sommations d'opter, comme l'exige la loi du 23 juin 2006.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Vu la requête n°2328565 par laquelle M. A demande l'annulation des saisies administratives à tiers détenteur attaquées.

Le président du tribunal a désigné M. Rohmer pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes du second alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentés par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Enfin, en vertu de l'article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, lorsqu'il apparaît manifeste qu'une requête est irrecevable, la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.

2. Par la requête susvisée, M. A demande la suspension de l'exécution des douze avis de saisie administrative à tiers détenteur délivrés le 10 novembre 2023 par la direction générale des finances publiques (service impôts des entreprises) relatifs à la mise à sa charge des droits de succession augmentés de pénalités à la suite du décès de son frère.

3. Toutefois, les litiges tant d'assiette que de recouvrement, relatifs aux droits de succession, qui se rattachent aux droits d'enregistrement visés à l'article L. 199 du livre des procédures fiscales, ne ressortissent pas à la compétence de la juridiction administrative mais à celle de la juridiction judiciaire. La requête de M. A est, dès lors, manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Paris, le 19 décembre 2023.

Le juge des référés,

B. ROHMER

La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance

N°2328522/1