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2313587 Généré par l'IA

Petitioner's Request for Provisional Aid and Suspension of Mediation Decision Denied Due to Lack of Established Urgency

Numéro de cause 2313587
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A petitioner sought provisional legal aid and the summary suspension of a mediation commission's implicit decision from April 10, 2023, refusing to recognize her request for emergency housing as a priority, alleging the decision lacked motivation and involved an error of law, and supported her urgency claim by asserting homelessness with a spouse and newborn. The court rejected the request for summary measures because the required urgency, defined as a sufficiently grave and immediate harm to the petitioner's interests, was not established as the alleged situation of being unsheltered was neither substantiated by precise documentation nor deemed sufficient, even with allegations concerning dignity, safety, and health, to meet the statutory threshold for suspension, consequently dismissing all related claims including costs.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, articles L. 761-1 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de Mme A est rejetée, article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique; Petitioner's Request for Provisional Aid and Suspension of Mediation Decision Denied Due to Lack of Established Urgency: The court rejected the request for summary measures because the required urgency, defined as a sufficiently grave and immediate harm to the petitioner's interests, was not established as the alleged situation of being unsheltered was neither substantiated by precise documentation nor deemed sufficient, even with allegations concerning dignity, safety, and health, to meet the statutory threshold for suspension, consequently dismissing all related claims including costs.

Mots-clés

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assistance judiciaire provisoire défaut d'urgence délais de recours cas d'extrême gravité retrait de la requête entraide judiciaire civile

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

This article states the final order to reject the entire application.

Article L. 521-1 du code de justice administrative

This article defines the conditions (urgency and serious doubt on legality) for granting the requested suspension, which were ultimately found to be unsatisfied.

articles L. 761-1 du code de justice administrative

This article, concerning costs in administrative procedure, was mentioned in the dispositive because the underlying request for costs based on this article was rejected as a consequence of rejecting the main request.

article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique

This article concerning legal aid costs was mentioned in the dispositive because the underlying request for costs based on this article was rejected as a consequence of rejecting the main request.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 juin 2023, Mme A, représentée par Me Kwemo, demande au juge des référés :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision implicite du 10 avril 2023 par laquelle la commission de médiation de Paris a refusé de reconnaitre le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

3°) à défaut (sic) d'enjoindre à la commission de médiation de Paris de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à son avocat, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite ;

- plusieurs moyens sont propres à créer un doute sérieux quant la légalité de la décision dont la suspension est demandée ; cette décision n'est pas motivée ; elle est entachée d'une erreur de droit.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 9 juin 2023 sous le numéro 2313569 par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". L'article L. 522-3 de ce code dispose que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. " Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

3. Pour justifier de l'urgence il est seulement soutenu pour Mme A qu'elle est dépourvue de logement et " vit dans la rue avec son époux et son nouveau-né ". Toutefois, la situation ainsi décrite, non établie par les pièces du dossier, en l'absence de tout élément précis et circonstancié, ne suffit pas à justifier la condition d'urgence requise par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, situation qui n'est, ainsi, en l'espèce, pas caractérisée. En outre, si pour Mme A, il est soutenu que la privation d'hébergement porte atteinte à sa dignité, sa sécurité et sa santé, ces allégations ne sont pas d'avantage de nature à caractériser l'urgence, au sens de l'article L. 521-1 dès lors qu'aucune pièce du dossier n'établit les besoins d'hébergement de Mme A.

4. Il résulte de ce qui précède qu'il n'y a pas lieu, en l'espèce, d'admettre la requérante au bénéfice de l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et que les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de la décision contestée doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et la demande tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B D A et à Me Kwemo.

Fait à Paris, le 21 juin 2023.

Le juge des référés,

J.-F. C

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