Legislator Jurisprudence & Législation
2313473 Généré par l'IA

Administrative Obligation to Schedule Residence Permit Appointment Versus Lack of Particular Urgency

Numéro de cause 2313473
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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An individual requested an emergency injunction compelling the local authority to schedule an appointment within fifteen days for the submission of an application for a "salarié" residence permit, arguing that the inability to file prejudiced his administrative status, employment, and rights, despite prior unsuccessful attempts to secure an appointment. The court rejected the application because, while acknowledging the administrative obligation to examine residence applications within a reasonable timeframe, the applicant failed to demonstrate the requisite "particular urgency" under Article L. 521-3 of the Administrative Justice Code for a non-renewal case, as he provided no evidence supporting claims of imminent job loss or a precarious situation beyond the general risk associated with not possessing current documentation.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 1er, Article L. 522-3 du même code; Administrative Obligation to Schedule Residence Permit Appointment Versus Lack of Particular Urgency: The court rejected the application because, while acknowledging the administrative obligation to examine residence applications within a reasonable timeframe, the applicant failed to demonstrate the requisite "particular urgency" under Article L. 521-3 of the Administrative Justice Code for a non-renewal case, as he provided no evidence supporting claims of imminent job loss or a precarious situation beyond the general risk associated with not possessing current documentation.

Mots-clés

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autorisations de séjour requête en nomination défaut d'urgence demande adressée à l'autorité statut professionnel délai légal de procédure

Dispositions légales citées

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article L. 521-3 du code de justice administrative
Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise.
Article 1er
This article states the final order to reject the applicant's request.
Article L. 522-3 du même code
This procedural provision allows the summary judge to reject the request by reasoned order when it appears manifestly ill-founded.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er

This article states the final order to reject the applicant's request.

Article L. 522-3 du même code

This procedural provision allows the summary judge to reject the request by reasoned order when it appears manifestly ill-founded.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 décembre 2023, M. A B demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui donner un rendez-vous dans les quinze jours pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir.

M. B soutient que :

- le 2 juin 2023, il a adressé à la préfecture du Val-de-Marne une demande de rendez-vous dans le but de déposer sa demande de délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " ; en l'absence de réponse, il a réitéré sa démarche le 10 novembre 2023, sans succès ;

- la condition d'urgence est remplie dès lors que l'impossibilité de déposer sa demande de titre de séjour empêche toute instruction de son dossier, préjudicie à sa situation administrative car il travaille depuis 2021 sans pouvoir bénéficier de ses droits sociaux, son employeur le relance pour régulariser sa situation et il risque de perdre son emploi et il est exposé à un éloignement du territoire à tout moment ;

- la mesure sollicitée est utile eu égard aux dysfonctionnements de la préfecture ;

- elle ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. () ".

3. Eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande, dans un délai raisonnable.

4. Lorsque le rendez-vous ne peut être demandé qu'après avoir procédé en ligne à des formalités préalables, il résulte de ce qui vient d'être dit que si l'étranger établit n'avoir pu les accomplir, notamment lorsque le site ne permet pas de sélectionner la catégorie de titre à laquelle la demande doit être rattachée, ce dysfonctionnement ayant été constaté à l'occasion de plusieurs tentatives n'ayant pas été effectuées la même semaine, il peut demander au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de lui communiquer, dans un délai qu'il fixe, une date de rendez-vous. Il appartient alors au juge des référés d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du dysfonctionnement sur la situation concrète de l'intéressé. La condition d'urgence est ainsi en principe constatée dans le cas d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui d'obtenir rapidement ce rendez-vous. Si la situation de l'étranger le justifie, le juge peut préciser le délai maximal dans lequel celui-ci doit avoir lieu. Il fixe un délai bref en cas d'urgence particulière.

5. En l'espèce, M. B n'apporte aucune précision sur la date de son entrée en France ou la durée et les conditions de son séjour en France. Il ressort des écritures du requérant qu'il aurait un emploi, et en conséquence des ressources pour subsister. S'il fait valoir que son employeur le relance pour régulariser sa situation et qu'il risque en conséquence de perdre son emploi, il n'apporte aucun commencement de preuve de la réalité de ces allégations. Dans ces conditions, M. B ne peut être regardé comme justifiant d'une urgence particulière à bénéficier d'un rendez-vous en préfecture dans de brefs délais afin de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour au titre du travail. Sa requête doit en conséquence être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Melun, le 12 janvier 2024

La juge des référés,

C. Ledamoisel

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,