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2312370 Généré par l'IA

Driver's License Suspension Upheld Despite Financial Hardship Due to Road Safety Concerns

Numéro de cause 2312370
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A litigant sought an emergency order to suspend the administrative decision invalidating his driving license due to zero points, arguing the suspension of his professional activity as a chauffeur prevented him from meeting his financial obligations. The court rejected the request for suspension under Article L. 521-1 of the Code of Administrative Justice because the required urgency was not established, noting the applicant's extensive and repeated traffic infractions, including serious offenses, during the preceding three years, which weighed against suspending a decision necessary for road safety, especially given his profession.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de M. A est rejetée, article L. 522-3 du même code, articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative; Driver's License Suspension Upheld Despite Financial Hardship Due to Road Safety Concerns: The court rejected the request for suspension under Article L. 521-1 of the Code of Administrative Justice because the required urgency was not established, noting the applicant's extensive and repeated traffic infractions, including serious offenses, during the preceding three years, which weighed against suspending a decision necessary for road safety, especially given his profession.

Mots-clés

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impératifs de sécurité routière retrait de permis de conduire gêne financière conduite malgré une incapacité peine pécuniaire avec sursis amende d'ordre

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

This is the main operative order rejecting the applicant's request.

article L. 522-3 du même code

The court applied the procedure allowing it to reject the request without contradictory instruction based on this article.

article L. 521-1 du code de justice administrative

The court cited this article as the legal basis for the power to suspend the execution of an administrative decision, which it ultimately found not met.

articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative

The court rejected the applicant's claims for costs based on these articles.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 novembre 2023, M. B A, représenté par Me Laurent, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision 48SI prise à son encontre par le ministre de l'intérieur ;

2°) de mettre à la charge de l'État les entiers dépens, ainsi que la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-le code de la route ;

-le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " En vertu des dispositions de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction contradictoire ni audience publique lorsque la demande dont il est saisi ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de cette demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension de l'exécution d'une décision administrative lorsque l'exécution de celle-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts que celui-ci entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension de l'exécution d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

3. Pour justifier de l'urgence qu'il y aurait à suspendre l'exécution de la décision référencée 48SI dont il a fait l'objet, par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidation pour solde de points nul de son permis de conduire et lui a enjoint de restituer ce permis aux services préfectoraux de son département de résidence, M. A fait valoir que cette décision l'empêche d'exercer son activité professionnelle de conducteur de voiture de transport avec chauffeur (VTC) et, de ce fait, de régler ses frais et charges. Toutefois, outre qu'il ne justifie pas du montant de ceux-ci, ni de ses ressources, il ressort notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire qu'au cours des trois dernières années, il a commis huit infractions au total, dont trois ayant entraîné un retrait de trois points (usage d'un téléphone par le conducteur d'un véhicule en circulation le 16 février 2021, conduite sans port de la ceinture de sécurité le 29 avril 2021 et franchissement d'une ligne continue le 22 mai 2022) et deux ayant entraîné un retrait de quatre points (circulation de véhicule en sens interdit les 8 octobre 2021 et 8 décembre 2022). Eu égard, d'une part, à la nature et à la gravité ainsi qu'au caractère répété de ces différentes infractions, d'autre part, à la circonstance que l'intéressé exerce un métier qui devrait l'inciter à la plus grande prudence, la décision en litige répond dès lors à des exigences de sécurité routière avec lesquelles la suspension de son exécution ne serait pas compatible. Par suite, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut, dans les circonstances de l'espèce, être regardée comme remplie.

4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de M. A, y compris ses conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative, suivant la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Melun, le 10 janvier 2024

Le juge des référés,

Signé : P. ZANELLA

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,