Prefect v. Beneficiary: Termination and Liquidation of Housing Rehousing Penalty
Synthèse Legislator
Généré par l'IAFollowing a 2019 administrative court judgment that ordered the Prefect to rehouse an individual by March 1, 2020, under a penalty of €300 per month, the Prefect requested the termination and final liquidation of this penalty after successfully rehousing the person on January 25, 2023, an action the beneficiary did not contest. The court ruled to terminate the ongoing penalty as of the date of rehousing and ordered the final liquidation of the accrued penalty by calculating the monthly penalty amount multiplied by the whole number of months between the rehousing date and the last semi-annual payment made to the housing support fund, in accordance with the provisions governing the enforcement of such administrative injunctions.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle R. 778-8 du code de justice administrative, Article 1er, Article 2, Article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation; Prefect v. Beneficiary: Termination and Liquidation of Housing Rehousing Penalty: The court ruled to terminate the ongoing penalty as of the date of rehousing and ordered the final liquidation of the accrued penalty by calculating the monthly penalty amount multiplied by the whole number of months between the rehousing date and the last semi-annual payment made to the housing support fund, in accordance with the provisions governing the enforcement of such administrative injunctions.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article explicitly orders the termination of the penalty ('astreinte') based on the successful rehousing.
This article explicitly orders the final liquidation of the outstanding penalty balance.
This provision, cited in the reasoning (point 3), established the basis for imposing the original penalty ('astreinte').
This provision governs the procedure for the liquidation of the penalty ('astreinte') when the injunction is executed.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n°1909894 du 20 décembre 2019, le tribunal administratif de Melun
a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'attribuer à Mme A B un logement de type T3-T4 répondant à ses besoins et à ses capacités avant le 1er mars 2020, sous astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, destinée au fonds d'accompagnement vers et dans le logement.
Par une demande enregistrée le 11 décembre 2023, la préfète du Val-de-Marne demande au tribunal de mettre fin et de liquider définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre de l'Etat par le jugement ci-dessus, en raison et à la date du relogement, le 25 janvier 2023, de Mme B.
Cette requête a été communiquée Mme B qui ne conteste pas son relogement à la date précitée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation : " I.- Le demandeur qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et comme devant être logé d'urgence et qui n'a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire un recours devant la juridiction administrative tendant à ce que soit ordonné son logement ou son relogement. /(). Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne, lorsqu'il constate que la demande a été reconnue comme prioritaire par la commission de médiation et doit être satisfaite d'urgence et que n'a pas été offert au demandeur un logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités, ordonne le logement ou le relogement de celui-ci par l'Etat et peut assortir son injonction d'une astreinte. Pour les seuls jugements prononcés après le 1er janvier 2016, le jugement prononçant l'astreinte mentionne que les sommes doivent être versées jusqu'au jugement de liquidation définitive. /(). Le produit de l'astreinte est versé au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, institué en application de l'article L. 300-2. Pour les seules astreintes prononcées après le 1er janvier 2016, tant que l'astreinte n'est pas liquidée définitivement par le juge, le versement de l'astreinte au fonds est effectué deux fois par an, le premier versement devant intervenir à la fin du sixième mois qui suit le mois à compter duquel l'astreinte est due en application du jugement qui l'a prononcée. Toute astreinte versée en application du jugement la prononçant reste acquise au fonds. Lorsque l'astreinte a été liquidée définitivement, le versement du solde restant dû, le cas échéant, est effectué dans le mois qui suit la notification de la décision de liquidation définitive. /(). ".
2. Aux termes de l'article R. 778-8 du code de justice administrative : " Lorsque le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet constate, d'office ou sur la saisine du requérant, que l'injonction prononcée n'a pas été exécutée, il procède à la liquidation de l'astreinte en faveur du fonds prévu à l'article L. 300-2 du code de la construction et de l'habitation. Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet peut statuer par ordonnance, dans les conditions prévues par le chapitre II du titre IV du livre VII du présent code, après avoir invité les parties à présenter leurs observations sur l'exécution de l'injonction prononcée. Il liquide l'astreinte en tenant compte de la période pendant laquelle, postérieurement à l'expiration du délai imparti par le jugement, l'injonction est demeurée inexécutée par le fait de l'administration. Il peut, eu égard aux circonstances de l'espèce, modérer le montant dû par l'Etat voire, à titre exceptionnel, déclarer qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte. ".
3. Par le jugement susvisé, le tribunal administratif de Melun a, en application des dispositions précitées de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, prononcé à l'encontre du préfet du Val-de-Marne, une astreinte de 300 euros par mois de retard, destinée au fonds d'accompagnement vers et dans le logement, due en l'absence de justification de l'exécution, avant le 1er mars 2023 de l'injonction qui lui était faite par cette décision d'assurer le logement
de Mme B, dans les conditions prévues par la commission de médiation.
4. Par un mémoire enregistré le 11 décembre 2023, la préfète du Val-de-Marne a informé le tribunal du relogement de Mme B, à compter du 25 janvier 2023, dans un logement
situé 2 rue Louise Bourgois à Fresnes. (94260). Ce mémoire a été communiqué à la nouvelle adresse
de Mme B qui en a accusé réception le 15 décembre 2023, sans émettre d'observation.
Dans ces conditions, l'autorité préfectorale doit être regardée comme justifiant avoir assuré le relogement de Mme B et exécuté le jugement d'injonction susvisé. Dès lors, il y a lieu, d'une part, de mettre fin à l'astreinte prononcée par ce jugement, et, d'autre part, de liquider définitivement l'astreinte en tenant compte de la période pendant laquelle, postérieurement à l'expiration du délai imparti par le jugement, l'injonction est demeurée inexécutée par le fait de l'administration et en fixant le solde restant dû au montant mensuel de l'astreinte multiplié par le nombre de mois entiers constaté entre la date du relogement et le dernier versement semestriel effectué par la préfète
du Val-de-Marne en faveur du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
ORDONNE :
Article 1er : Il est mis fin, à la date du relogement, à l'astreinte que l'Etat a été condamné à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement au titre de l'exécution tardive du jugement n° 1909894 du 20 décembre 2019.
Article 2 : Le solde restant dû est fixé au montant mensuel de l'astreinte multiplié par le nombre de mois entiers constaté entre la date de relogement et le dernier versement semestriel effectué par la préfète du Val-de-Marne auprès du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à la préfète
du Val-de-Marne et à la ministre du logement et de la rénovation urbaine.
Fait à Melun, le 4 octobre 2024.
La présidente,
C. LEDAMOISEL
La République mande et ordonne à la ministre en charge du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,