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2311642 Généré par l'IA

Company Seeks Suspension of Trade Closure Order Due to Financial Loss

Numéro de cause 2311642
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A company sought an urgent administrative review to suspend a prefectural order mandating the twenty-one-day closure of its establishment, arguing the closure caused a grave and manifestly illegal violation of its freedom to trade and enterprise due to imminent financial loss, despite pre-existing financial difficulties. The court rejected the request for suspension under Article L. 521-2 of the Administrative Justice Code because the company failed to establish that the loss of turnover, though significant, constituted a sufficiently grave and immediate emergency threatening the company's short-term viability, thus finding the requisite urgency for the specific urgent procedure was not met.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Art. L. 522-3 du code de justice administrative, Art. L. 521-2 du code de justice administrative; Company Seeks Suspension of Trade Closure Order Due to Financial Loss: The court rejected the request for suspension under Article L. 521-2 of the Administrative Justice Code because the company failed to establish that the loss of turnover, though significant, constituted a sufficiently grave and immediate emergency threatening the company's short-term viability, thus finding the requisite urgency for the specific urgent procedure was not met.

Mots-clés

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entreprise en difficulté perte financière cessation d'activité suspension des travaux cessation de paiement transformation sous douane

Dispositions légales citées

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article L. 521-2 du code de justice administrative
Par une requête, enregistrée le 24 mai 2023, la société Washington Blues, représentée par le cabinet Aslor agissant par Me Julié, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
article L. 761-1 du code de justice administrative
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
article L. 521-1 du code de justice administrative
En outre, lorsque le requérant fonde son intervention non sur la procédure de suspension régie par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais sur la procédure de protection particulière instituée par l'article L.
article L. 522-3 du code de justice administrative
Il résulte de ce qui précède que la requête de la société Washington Blues doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Art. L. 522-3 du code de justice administrative
The court used this article to reject the application because the urgency condition for the request under Art. L. 521-2 was not met.
Art. L. 521-2 du code de justice administrative
The request was based on this article, which sets the conditions for ordering emergency measures to safeguard a fundamental freedom, but the condition of urgency was not met.
Art. L. 761-1 du code de justice administrative
Although requested, no specific order regarding costs based on this article appears in the final dispositive section.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Art. L. 522-3 du code de justice administrative

The court used this article to reject the application because the urgency condition for the request under Art. L. 521-2 was not met.

Art. L. 521-2 du code de justice administrative

The request was based on this article, which sets the conditions for ordering emergency measures to safeguard a fundamental freedom, but the condition of urgency was not met.

Art. L. 761-1 du code de justice administrative

Although requested, no specific order regarding costs based on this article appears in the final dispositive section.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 mai 2023, la société Washington Blues, représentée par le cabinet Aslor agissant par Me Julié, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 17 mai 2023 par lequel le préfet de police a prononcé la fermeture pour une durée de vingt-et-un jours de l'établissement " Royal Jet Set " qu'elle exploite 14 rue de Washington dans le huitième arrondissement à Paris ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société Washington Blues soutient que :

- elle justifie d'une situation d'urgence compte tenu de la perte de chiffre d'affaires qu'elle va subir du fait de cette fermeture alors rencontre déjà de graves difficultés financières ;

- cette fermeture porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté du commerce et de l'industrie et à la liberté d'entreprendre ;

- elle a été prise en violation de la procédure contradictoire sans que l'urgence le justifie ;

- elle procède d'une dénaturation des faits ;

- elle revêt un caractère disproportionné.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Mme Giraudon, présidente de section, a été désignée par le président du tribunal pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " et aux termes de l'article L. 522-1 : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin, en vertu du premier alinéa de l'article R. 522-1 du code, la requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit justifier de l'urgence de l'affaire.

2. Il n'y a urgence à ordonner la suspension d'une décision administrative que s'il est établi qu'elle préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du demandeur ou aux intérêts qu'il entend défendre. En outre, lorsque le requérant fonde son intervention non sur la procédure de suspension régie par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais sur la procédure de protection particulière instituée par l'article L. 521-2 de ce code, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par l'article L. 521-2 soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures.

3. Pour justifier d'une situation d'urgence particulière impliquant qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans un très bref délai, la société requérante soutient que la fermeture de son établissement pour une durée de vingt-et-un jours la prive de la possibilité de réaliser un chiffre d'affaires qu'elle évalue à 74 298 euros alors qu'elle supportera sur la même période des charges fixes et qu'elle a été fragilisée par les manifestations des " gilets jaunes " et la crise sanitaire. Toutefois, les documents qu'elle produit ne permettent pas d'établir que l'arrêté litigieux aurait, par lui-même pour conséquence, du seul fait de la privation de chiffre d'affaires qu'il entraîne, de menacer à court terme la pérennité de la société. Par suite, l'exécution de l'arrêté litigieux n'est pas, en l'état de l'instruction, constitutive d'une situation d'urgence au sens et pour l'application des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de la société Washington Blues doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de la société Washington Blues est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Washington Blues.

Fait à Paris, le 25 mai 2023

La juge des référés,

M.-C. GIRAUDON

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2311642/9