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2311507 Généré par l'IA

Foreign National's Request for Suspension of Implicit Rejection of Residence Permit Denied Due to Lack of Urgency

Numéro de cause 2311507
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A foreign national who had sought exceptional admission to remain in the country after an initial entry in 2014 requested the administrative court to suspend the implicit rejection of his residence permit application, arguing serious doubt regarding the legality of the decision due to lack of motivation and infringement of human rights provisions, and urgency due to his precarious situation. The administrative judge rejected the request for suspension because, although the applicant described anxiety over his professional prospects and the desire to start a family, none of the presented circumstances concretely established the necessary serious and immediate harm required to demonstrate the urgency mandated by the Code of Administrative Justice for granting interim relief pending a final ruling on the merits.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du Code de justice administrative, article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 521-1 du code de justice administrative, Article L. 522-3 du code de justice administrative; Foreign National's Request for Suspension of Implicit Rejection of Residence Permit Denied Due to Lack of Urgency: The administrative judge rejected the request for suspension because, although the applicant described anxiety over his professional prospects and the desire to start a family, none of the presented circumstances concretely established the necessary serious and immediate harm required to demonstrate the urgency mandated by the Code of Administrative Justice for granting interim relief pending a final ruling on the merits.

Mots-clés

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autorisations de séjour entrée dans un pays décision étrangère circonstances exceptionnelles droit de demeurer défaut d'urgence

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 522-3 du code de justice administrative

This article was used to dismiss all the applicant's claims because the urgency condition was not met.

Article L. 521-1 du code de justice administrative

This article defines the conditions (urgency and serious doubt) for granting the requested suspension, which the court found not to be satisfied.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 octobre 2023, M. A B, représenté par Me Tordo, demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de suspendre la décision implicite par laquelle la préfète du Val-de-Marne a rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.

Le requérant soutient que :

En ce qui concerne l'urgence,

- elle est constituée en ce que cette décision le maintient dans une situation précaire.

En ce qui concerne les doutes sérieux,

- la décision contestée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Vu :

- la requête enregistrée sous le n° 2311510 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Meyrignac, premier conseiller, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant congolais né le 22 juillet 1992, est entré sur le territoire français, selon ses déclarations en 2014. Il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour le 28 juillet 2022. Par la présente requête, il demande, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision rejetant implicitement cette demande.

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ". Enfin, aux termes de l'article L. 522-3 de ce même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

3. D'une part, il résulte des dispositions précitées que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

4. D'autre part, la condition d'urgence de l'article L. 521-1 précité du code de justice administrative sera en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme d'ailleurs d'un retrait de celui-ci mais, dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à bref délai d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision.

5. Pour justifier de l'urgence, M. B, qui demande son admission exceptionnelle au séjour, soutient que la prolongation de sa situation précaire pendant une durée anormalement longue crée une situation d'urgence, qu'il est contraint de vivre avec l'anxiété de ne pas pouvoir reprendre son activité professionnelle, qu'il souhaite obtenir une indépendance financière et qu'il est urgent, dès lors qu'il tente d'avoir un enfant avec sa concubine, qu'il soit régularisé et obtienne un emploi afin de prendre en charge son foyer. Toutefois, aucun de ces éléments n'est, en l'espèce, de nature à caractériser une situation d'urgence qui s'apprécie globalement et concrètement.

6. Dès lors, le requérant ne démontre pas l'urgence dont il se prévaut, l'une des conditions requises par les dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie et il y a lieu, en conséquence, de rejeter l'ensemble de ses conclusions en application des dispositions de l'article L. 522-3 du même code y compris celles au titre des frais de justice.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie dématérialisée en sera adressée à la préfète du Val-de-Marne.

Fait à Melun, le 7 novembre 2023.

Le juge des référés,

Signé : P. Meyrignac

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2311507