Driver's License Suspension Challenge Rejected on Urgency Grounds
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA litigant sought the suspension of a six-month driver's license validity suspension imposed by an administrative decision, arguing urgency due to professional necessity and claiming illegality based on incompetence, lack of motivation, and manifest error in assessment. The administrative judge rejected the request for interim relief, finding that the applicant failed to establish the necessary urgency because he entered into a professional contract *after* the suspension decision while aware of its duration, and noting that the substantive review of the main case was already scheduled shortly thereafter, justifying rejection under the provision allowing summary dismissal when urgency is absent or the claim is manifestly unfounded.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Article 1 : La requête de M. B est rejetée; Driver's License Suspension Challenge Rejected on Urgency Grounds: The administrative judge rejected the request for interim relief, finding that the applicant failed to establish the necessary urgency because he entered into a professional contract *after* the suspension decision while aware of its duration, and noting that the substantive review of the main case was already scheduled shortly thereafter, justifying rejection under the provision allowing summary dismissal when urgency is absent or the claim is manifestly unfounded.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis order rejects the request.
The court used this article to reject the request for suspension without a full hearing because the urgency was not established.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 décembre 2023, M. B, représenté par Me Dupuy, demande au juge des référés :
- D'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 9 octobre 2023 par laquelle la préfète du Bas-Rhin a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de 6 mois, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
- D'enjoindre à la préfète de lui restituer son permis de conduire dans un délai de 7 jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
M. B soutient que :
- La condition d'urgence est avérée ;
- La décision a été prise par une autorité incompétente pour en connaître ;
- La décision n'est pas motivée ;
- Le numéro du cinémomètre n'est pas précisé, ni le grade du gendarme ayant retiré le permis de conduire ;
- La décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Vu la requête numéro 2308366 enregistrée le 22 novembre 2023, par laquelle M. B demande l'annulation de la décision du 9 octobre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () " et qu'aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () " et aux termes de l'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Au soutien de sa demande de suspension de l'exécution de la décision litigieuse, M. B fait valoir qu'elle porterait atteinte à l'exercice de sa profession de technico-commercial au sein de la société " Hainbuch France SARL ". Cependant, il résulte de l'instruction que le requérant a contracté avec cette société le 3 décembre 2023 soit postérieurement à la décision attaquée du 9 octobre 2023 alors qu'il savait que la validité de son permis de conduire était suspendue pendant 6 mois. De plus, la requête au fond n° 2308366 portant demande d'annulation de la décision attaquée est appelée à l'audience du 8 février 2024. Dans ces conditions, M. B n'établit pas l'existence d'une situation d'urgence qui ne résulte pas davantage de la nature et de la portée de la décision attaquée. Par suite, il y a lieu de faire application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête dans toute ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1 : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. A B.
Fait à Strasbourg, le 2 janvier 2024.
Le juge des référés,
M. SIMON
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne, ou à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2309360