State Obligation Fulfilled by Offering Alternative Housing Type Before Deadline
Synthèse Legislator
Généré par l'IAFollowing a prior judgment compelling the prefect to offer social housing of a T1 type within two months under penalty of a monthly fine, the State requested to cease the penalty, asserting that a T2 type dwelling meeting the applicant's needs was offered on May 2, 2023. The administrative tribunal, exercising its authority to rule on the liquidation of a penalty, found that because the offer of a suitable T2 dwelling was made before the deadline stipulated in the original order, the State had fulfilled its obligation, and therefore ordered that the previously imposed penalty should not be definitively liquidated.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle R. 778-8 du code de justice administrative, Article 1er, Article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation; State Obligation Fulfilled by Offering Alternative Housing Type Before Deadline: The administrative tribunal, exercising its authority to rule on the liquidation of a penalty, found that because the offer of a suitable T2 dwelling was made before the deadline stipulated in the original order, the State had fulfilled its obligation, and therefore ordered that the previously imposed penalty should not be definitively liquidated.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe operative part of the order declares that there is no need to definitively liquidate the penalty imposed.
Cited in the reasoning as the basis for the designated magistrate to rule by order on the liquidation of the penalty, which justifies the issuance of this order.
Cited in the reasoning as the provision governing the obligation to offer housing and the penalty associated with its non-compliance, providing the context for the penalty liquidation decision.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 2302279 du 22 mars 2023, le tribunal administratif de Nantes a enjoint au préfet de la Vendée de proposer à M. A un logement de type T1, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 500 euros par mois de retard.
Par une requête, enregistrée le 25 mai 2023, le préfet de la Vendée demande au tribunal de mettre fin, à compter du 2 mai 2023, à l'astreinte prononcée à l'encontre de l'Etat de proposer, à M. A, un logement de type T1.
Il soutient que M. A s'est vu proposer le 2 mai 2023 un logement de type T2 situé à Montaigu.
Cette requête a été communiquée à M. A qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le jugement n°2302279 du 22 mars 2023 du tribunal administratif de Nantes ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Marie Béria-Guillaumie, vice-présidente, en application de l'article R. 778-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le I de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation dispose que le demandeur de logement social qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et devant être logé d'urgence et qui n'a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire devant la juridiction administrative un recours tendant à ce qu'il soit ordonné à l'Etat d'exécuter la décision de la commission.
2. Par sa décision du 21 juillet 2022, la commission de médiation de Vendée a reconnu M. A comme prioritaire et devant se voir proposer un logement de type T1. Saisi sur le fondement des dispositions précitées, le tribunal, par un jugement du 22 mars 2023, a prononcé à l'encontre de l'Etat une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter de la fin du délai d'exécution à verser au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement en cas de non-exécution de l'injonction de proposer un logement à M. A.
3. L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation prévoit que tant que l'astreinte n'est pas liquidée définitivement par le juge, elle doit être versée au fonds deux fois par an, toute astreinte versée en application du jugement la prononçant restant acquise au fonds. En vertu de l'article R. 778-8 du code de justice administrative, le magistrat désigné à cet effet peut statuer par ordonnance sur la liquidation de l'astreinte. A cette fin, il lui appartient de prendre en compte la période d'inexécution de l'injonction par le fait de l'administration. Il peut toutefois, eu égard aux circonstances de l'espèce, modérer le montant de l'astreinte dû, ou, exceptionnellement, déclarer qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte dans les limites résultant des dispositions précitées de l'article L. 441-2-3-1.
4. Il résulte de l'instruction que M. A s'est vu proposer un logement type T2 le 2 mai 2023 situé à Montaigu et dont il n'est pas contesté qu'il correspond à ses besoins et capacités. L'Etat doit être regardé comme s'étant acquitté de son obligation de proposer à M. A un logement correspondant à ses besoins et capacités à la date du 2 mai 2023, soit avant la date fixée par le jugement du 22 mars 2023. Il n'y a donc pas lieu de procéder à la liquidation définitive de l'astreinte qu'elle prononce.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu, à titre définitif, de liquider l'astreinte prononcée à l'encontre de l'Etat dans l'instance n° 2302279.
Article 2: La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au préfet de la Vendée, et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de la ville et du logement.
Fait à Nantes, le 24 juillet 2023.
La présidente,
M. C
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,