Legislator Jurisprudence & Législation
2306616 Généré par l'IA

Implicit Rejection of Family Reunification Application Does Not Violate Fundamental Freedom

Numéro de cause 2306616
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

An individual, whose spouse and children had acquired French nationality after the applicant initially entered France on a "talent passport" visa, sought an order compelling the prefect to issue a receipt for his pending application to change his status to "private and family life," filed over a year prior, arguing the lack of a receipt infringed upon his freedom of movement and right to work. The court dismissed the request because, as per administrative law, a mere implicit rejection of a residence permit application, which occurred four months after filing, does not, by itself, constitute a serious and manifestly illegal violation of a fundamental freedom required to grant relief under the emergency procedure based on Article L. 521-2 of the Code of Administrative Justice.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 1er : La requête de M. A est rejetée, article L. 522-3 du même code; Implicit Rejection of Family Reunification Application Does Not Violate Fundamental Freedom: The court dismissed the request because, as per administrative law, a mere implicit rejection of a residence permit application, which occurred four months after filing, does not, by itself, constitute a serious and manifestly illegal violation of a fundamental freedom required to grant relief under the emergency procedure based on Article L. 521-2 of the Code of Administrative Justice.

Mots-clés

Généré par l'IA
autorisation de regroupement familial statut de séjour nationalité droits de libre circulation passeport visa

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
article L. 521-2 du code de justice administrative
This article established the legal basis for the applicant's request for emergency relief, although the claim was ultimately rejected based on its application (see point 6 of the reasoning).
article L. 511-2 du code de justice administrative
Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise.
Article 1er : La requête de M. A est rejetée
This is the main dispositive order rejecting the claim, although it does not explicitly cite the legal ground used for the rejection in the numbering.
article L. 522-3 du même code
This article provides the procedural basis allowing the judge to reject the claim by reasoned order without following the full procedure outlined in Article L. 522-1.
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

This is the main dispositive order rejecting the claim, although it does not explicitly cite the legal ground used for the rejection in the numbering.

article L. 521-2 du code de justice administrative

This article established the legal basis for the applicant's request for emergency relief, although the claim was ultimately rejected based on its application (see point 6 of the reasoning).

article L. 522-3 du même code

This article provides the procedural basis allowing the judge to reject the claim by reasoned order without following the full procedure outlined in Article L. 522-1.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 juin 2023, M. C B demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour dans un délai de quarante-huit heures.

Il indique que, arrivé en France en février 2018 sous couvert d'un titre de séjour portant la mention " passeport talent - famille - mention carte bleue européenne ", que son épouse a été naturalisée française en 2022, de même que ses enfants et qu'il lui est nécessaire de changer de statut et qu'il a donc sollicité, sur les conseils de la préfecture de Melun, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en mars 2022 et qu'il n'a eu aucune réponse depuis cette date.

Il soutient que la condition d'urgence est satisfaite car il a besoin d'une carte de séjour pour travailler et sortir du territoire et que le défaut de remise d'un récépissé de demande de carte de séjour porte atteinte à sa liberté d'aller et de venir alors que son dossier est complet.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B a déposé en préfecture de Seine-et-Marne, le 22 mars 2022, une demande de changement de statut de celui d'étudiant à celui de " vie privée et familiale ". Il n'a reçu aucune réponse et ne s'est vu délivrer aucun récépissé de demande de titre de séjour, alors qu'il est entré en France régulièrement en février 2018 et que son épouse comme ses enfants ont acquis la nationalité française. Par une requête enregistrée le 27 juin 2023, il demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer ce récépissé.

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. / Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

3. Le requérant qui saisit le juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative doit justifier des circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure de la nature de celles qui peuvent être ordonnées sur le fondement de cet article. Ne constitue pas une telle circonstance particulière le seul fait que l'étranger se soit vu opposer un refus de renouvellement de son titre de séjour, alors même qu'une présomption d'urgence serait en principe constatée si le juge des référés était saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du même code.

4. Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la demande. () ". Aux termes de l'article R. 432-1 du même code : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R.* 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ".

5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le requérant a déposé, le 22 mars 2022, une demande de changement de statut en produisant un dossier qu'il qualifie de complet. Par suite, et en application des dispositions citées au point précédent, sa demande doit être considérée comme ayant fait l'objet d'une décision implicite de rejet de la part du préfet de Seine-et-Marne à la date du 23 juillet 2022.

6. Par suite, comme il l'a été précisé au point 3, une décision de refus de délivrance d'un titre de séjour ne portant pas, par elle-même, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la requête de M. A ne pourra qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie sera communiquée au préfet de Seine-et-Marne.

Le juge des référés,

Signé : M. Aymard

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2306616