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2306101 Généré par l'IA

Naturalization Application Delay and Implicit Rejection Challenge

Numéro de cause 2306101
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A petitioner sought an urgent order compelling the prefect to rule on his naturalization application, submitted in 2021, arguing the delay caused uncertainty. The court denied the request under the administrative justice code's emergency provisions because the petitioner failed to demonstrate specific circumstances justifying an expedited decision beyond the standard legal timeframe. Furthermore, as the administration had not responded within the statutory maximum of eighteen months (plus any potential extension), an implicit rejection of the application had already occurred, meaning the request for an injunction would not be useful as it would not prevent the execution of any existing administrative decision.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article 21-25 du code civil, article 21-25-1 du code civil, article L. 522-3 du code de justice administrative; Naturalization Application Delay and Implicit Rejection Challenge: The court denied the request under the administrative justice code's emergency provisions because the petitioner failed to demonstrate specific circumstances justifying an expedited decision beyond the standard legal timeframe. Furthermore, as the administration had not responded within the statutory maximum of eighteen months (plus any potential extension), an implicit rejection of the application had already occurred, meaning the request for an injunction would not be useful as it would not prevent the execution of any existing administrative decision.

Mots-clés

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recours contre des décisions administratives suspension de la naturalisation demande d'asile tardive administration de la justice retard injustifié mesure d'éloignement en droit des étrangers

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

This article directly states the dismissal of the applicant's request.

Article L. 522-3 du code de justice administrative

This procedural article was cited as the basis for rejecting the request.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This article was cited in the dispositive concerning the rejection of costs applications.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2023, M. A B, représenté par Me Peketi, demande à la juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet des Yvelines de répondre à sa demande d'acquisition de la nationalité française par naturalisation dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la présente ordonnance ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que cette situation crée une grande incertitude ;

- la mesure est utile;

- elle ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Sylvie Mégret, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, qui est de nationalité algérienne, soutient qu'il a déposé une demande de naturalisation auprès du préfet des Yvelines, le 8 octobre 2021 et a eu l'entretien le 14 avril 2022 et est depuis sans réponse. Par la présente requête, l'intéressé demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Yvelines de statuer sur sa demande.

2. D'une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

3. Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

4. D'autre part, aux termes de l'article 21-25 du code civil : " Hors le cas prévu à l'article 21-14-1, l'acquisition de la nationalité française par décision de l'autorité publique résulte d'une naturalisation accordée par décret à la demande de l'étranger. " Aux termes de l'article 21-25-1 de ce code : " La réponse de l'autorité publique à une demande d'acquisition de la nationalité française par naturalisation doit intervenir au plus tard dix-huit mois à compter de la remise de toutes les pièces nécessaires à la constitution d'un dossier complet contre laquelle un récépissé est délivré immédiatement. /Le délai visé au premier alinéa est réduit à douze mois lorsque l'étranger en instance de naturalisation justifie avoir en France sa résidence habituelle depuis une période d'au moins dix ans au jour de cette remise. /Les délais précités peuvent être prolongés une fois, par décision motivée, pour une période de trois mois. "

5. Si M. B fait valoir qu'il a besoin d'être naturalisé pour des raisons professionnelles. Toutefois, faute de le démontrer, il ne fait état d'aucune circonstance particulière qui justifierait que l'administration statue à très bref délai sur sa demande d'acquisition de la nationalité française par naturalisation.

6. En outre, il résulte de l'instruction que M. B a déposé un dossier le 8 octobre 2021, a été entendu à l'entretien le 14 avril 2022 et ne fait pas état d'une prolongation d'instruction de l'instruction prévue par le dernier alinéa de l'article 21-25-1 du code civil. Il s'ensuit qu'à la date de la présente ordonnance une décision implicite de rejet à sa demande de naturalisation est intervenue depuis le 9 avril 2023 et qu'ainsi une décision fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

7. Il s'ensuit que la demande de M. B ne remplit pas deux des conditions requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

8. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B ne peut qu'être rejetée selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative en toutes ses conclusions y compris celles tendant à l'application des dispositions de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M A B.

Copie au préfet des Yvelines

Fait à Versailles, le 27 juillet 2023.

La juge des référés,

Signé

S. Mégret

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2306101