Application for Erasure of Criminal Record Dismissed for Lack of Jurisdiction
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn individual sought judicial intervention to erase an entry in their criminal records file (TAJ) maintained in a specific location, arguing it prevented normal life and claiming financial damages for themself and their daughter due to a prior conviction for violence. The court, referencing the Code of Administrative Justice, reasoned that the rectification or erasure of entries in the TAJ falls exclusively under the competence of the Public Prosecutor, pursuant to the Code of Criminal Procedure, making the administrative tribunal manifestly incompetent to hear the request, and therefore dismissed the application for lack of jurisdiction.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle R. 222-1 du code de justice administrative, article 230-8 du code de procédure pénale, Article 1er; Application for Erasure of Criminal Record Dismissed for Lack of Jurisdiction: The court, referencing the Code of Administrative Justice, reasoned that the rectification or erasure of entries in the TAJ falls exclusively under the competence of the Public Prosecutor, pursuant to the Code of Criminal Procedure, making the administrative tribunal manifestly incompetent to hear the request, and therefore dismissed the application for lack of jurisdiction.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis order rejects the request because the court is incompetent to rule on the matter.
The judge cited the legal basis authorizing rejection of requests manifestly falling outside the jurisdiction of the administrative court.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Dans sa requête enregistrée le 25 août 2023, M. A indique " je me tourne vers le tribunal administratif afin que mon t.a.j puisse être effacé à Nanterre pour enfin revivre normalement. Et que mon dommage puisse être évalué financièrement pour moi et ma fille depuis la date du premier jugement ".
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () " ;
2. M. A indique qu'il a été condamné pour des violences sur son ex-compagne à une peine d'emprisonnement mais dispensé d'inscription sur le bulletin n°2 du casier judiciaire, qu'il a passé avec succès le concours de surveillant pénitentiaire mais que la direction de l'administration pénitentiaire a cependant refusé son admission à l'école nationale d'administration pénitentiaire en raison de la mention portée dans le traitement des antécédents judiciaires (TAJ) dont il demande l'effacement. La rectification du TAJ relève de la compétence du procureur de la République en application des dispositions de l'article 230-8 du code de procédure pénale. Par suite, cette requête doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
ORDONNE :
Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée comme présentée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Grenoble, le 22 septembre 2023.
La présidente de la 3ème chambre
A. Triolet
La République mande et ordonne au ministre de la justice et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2305557