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2305504 Généré par l'IA

Foreign Student Permit Renewal Implicit Rejection Urgency Claim Rejected

Numéro de cause 2305504
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A foreign national whose application for renewal of a student residence permit, following the expiration of an instruction certificate, was implicitly rejected by administrative silence after ninety days sought an urgent order compelling the prefect to process the application, arguing that the lack of a renewed document rendered her status illegal and violated fundamental liberties. The court rejected the request, finding that the applicant failed to demonstrate the particular circumstances constituting the urgency required under Article L. 521-2 of the Code of Administrative Justice, as the existence of an implicit rejection provided an ordinary remedy via an appeal for annulment and a request for suspension of execution, rendering the emergency measure inappropriate.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative; Foreign Student Permit Renewal Implicit Rejection Urgency Claim Rejected: The court rejected the request, finding that the applicant failed to demonstrate the particular circumstances constituting the urgency required under Article L. 521-2 of the Code of Administrative Justice, as the existence of an implicit rejection provided an ordinary remedy via an appeal for annulment and a request for suspension of execution, rendering the emergency measure inappropriate.

Mots-clés

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renouvellement de l'autorisation de séjour autorisation de séjour ressortissants étrangers défaut d'urgence positions administratives retrait de l'autorisation

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 522-3 du code de justice administrative

The court rejected the application based on this article because the urgency condition for the summary proceeding was not met.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This article was cited in the applicant's request for costs, but since the request was entirely rejected, no order regarding costs was made based on this article in the dispositive.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 Mai 2023, Mme B A, représenté par Me Feltesse, demande au juge des référés du Tribunal statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d'instruire sa demande de titre de séjour en qualité d'étudiante dans un délai de quinze jours et sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui remettre une attestation de prolongation d'instruction ;

2°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requérante soutient que :

- l'urgence est constituée dès lors qu'elle est placée en situation irrégulière par la seule absence des documents auxquels elle a droit ;

- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir et au droit à la vie privée et familiale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Le Garzic, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, () qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Le requérant qui saisit le juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative doit justifier des circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure de la nature de celles qui peuvent être ordonnées sur le fondement de cet article.

2. Il résulte de l'instruction que Mme A, ressortissante ivoirienne, résidant en France sous couvert d'une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ", a présenté le 27 septembre 2021 une demande de renouvellement de ce titre de séjour et s'est vu délivrer une attestation de prolongation d'instruction de cette demande prolongeant sa validité en dernier lieu jusqu'au 11 novembre 2022. Cette attestation n'a toutefois pas été renouvelée, en dépit des démarches en ce sens dont l'intéressée se prévaut.

4. Aux termes de l'article R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes du second alinéa de l'article R. 422-5 du même code : " () le silence gardé par l'autorité administrative sur la demande fait naître une décision implicite de rejet au terme d'un délai de quatre-vingt-dix jours ".

5. Il résulte de ces dispositions qu'une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour présentée par Mme A est née du silence gardé par le préfet pendant quatre-vingt-dix jours suivant la remise de l'attestation du 27 septembre 2021. Il en résulte qu'il est loisible à l'intéressée, si elle s'en croit fondée et recevable, de contester cette décision par la voie de l'excès de pouvoir et du référé à fins de suspension d'exécution. En revanche, en se prévalant de ce qu'elle est placée en situation irrégulière, elle ne justifie pas de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour elle de bénéficier à très bref délai d'un titre de séjour et en conséquence de ce qu'est remplie la condition de l'urgence qui s'attache à l'intervention du juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête peut être rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Montreuil, le 10 mai 2023.

Le juge des référés,

P. Le Garzic

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.