Legislator Jurisprudence & Législation
2305054 Généré par l'IA

Visa Refusal Suspension Denial Due to Lack of Proven Urgency

Numéro de cause 2305054
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A litigant sought an urgent suspension of the refusal of a visitor visa issued by French consular authorities, arguing a serious doubt regarding the legality of the decision due to a manifest error of assessment and violation of fundamental rights concerning her relationship with her PACS partner, whose professional obligations required his presence in France. The administrative tribunal rejected the request, ruling that the applicant failed to demonstrate the "particular urgency" required under administrative law for a ruling on the visa refusal prior to the mandatory administrative appeal being decided, as the mere consequence of separation from a partner, absent proof the partner could not travel abroad, did not meet the statutory threshold for an urgent interim measure under Article L. 521-1 of the Code of Administrative Justice.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 522-3 du code de justice administrative, Art. L. 522-3 du code de justice administrative, Art. L. 521-1 du code de justice administrative; Visa Refusal Suspension Denial Due to Lack of Proven Urgency: The administrative tribunal rejected the request, ruling that the applicant failed to demonstrate the "particular urgency" required under administrative law for a ruling on the visa refusal prior to the mandatory administrative appeal being decided, as the mere consequence of separation from a partner, absent proof the partner could not travel abroad, did not meet the statutory threshold for an urgent interim measure under Article L. 521-1 of the Code of Administrative Justice.

Mots-clés

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visa défaut d'urgence demande d'asile tardive erreur administrative associé détention pour insoumission

Dispositions légales citées

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article L. 521-1 du code de justice administrative
1°) de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 7 février 2023 par laquelle les autorités consulaires françaises à Istanbul ont refusé de lui délivrer un visa en qualité de visiteur ;
article L. 761-1 du code de justice administrative
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
* elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ; elle remplit l'ensemble des conditions fixées par l'article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
article L. 522-3 du code de justice administrative
Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions, en application de la procédure prévue aux dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Art. L. 522-3 du code de justice administrative
Cited for the rejection of the request when the urgency condition is not met.
Art. L. 521-1 du code de justice administrative
Cited as the primary legal basis for the suspension sought, which was denied because the urgency condition was not met.
Art. L. 761-1 du code de justice administrative
The provision cited by the petitioner regarding the award of costs, although the final order does not explicitly rule on it, the standard practice in French administrative law requires noting the non-application or absence of an award based on this provision when costs are requested but not granted in the dispositive of a decision rejecting the main claims.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Art. L. 522-3 du code de justice administrative

Cited for the rejection of the request when the urgency condition is not met.

Art. L. 521-1 du code de justice administrative

Cited as the primary legal basis for the suspension sought, which was denied because the urgency condition was not met.

Art. L. 761-1 du code de justice administrative

The provision cited by the petitioner regarding the award of costs, although the final order does not explicitly rule on it, the standard practice in French administrative law requires noting the non-application or absence of an award based on this provision when costs are requested but not granted in the dispositive of a decision rejecting the main claims.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 avril 2023, Mme B, représentée par Me Larbre, demande au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 7 février 2023 par laquelle les autorités consulaires françaises à Istanbul ont refusé de lui délivrer un visa en qualité de visiteur ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de procéder au réexamen de sa demande, dans un délai de huit jours ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite : son compagnon, avec qui elle est liée par un PACS, doit revenir en France pour des raisons familiale, professionnelle et patrimoniale. Le refus de visa créée un grave préjudice dès lors qu'ils doivent se séparer - le temps de la délivrance d'un visa - alors même qu'ils vivent ensemble depuis quatre ans ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

* elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ; elle remplit l'ensemble des conditions fixées par l'article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

* elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Vu les pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif a désigné M. A pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes de l'article L. 522-3 dudit code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Dans le cas où une décision administrative ne peut, comme en l'espèce, être déférée au juge qu'après l'exercice d'un recours administratif préalable, une requête tendant à la suspension de cette décision peut être présentée au juge des référés dès que ce recours préalable obligatoire a été formé, la mesure ordonnée en ce sens valant, au plus tard, jusqu'à l'intervention de la décision administrative prise sur le recours présenté par l'intéressé. Le requérant doit toutefois démontrer l'urgence particulière qui justifie la saisine du juge des référés avant même que l'administration ait statué sur le recours introduit devant elle.

3. En l'espèce, pour justifier de l'existence d'une situation d'urgence à statuer sur la décision du 7 février 2023 par laquelle les autorités consulaires françaises à Istanbul ont refusé de lui délivrer un visa en qualité de visiteur, dès avant l'intervention d'une décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui est destinée à se substituer totalement à la décision consulaire à tout le moins implicitement au plus tard le 9 mai 2023, la requérante se prévaut de la durée de séparation d'avec son compagnon avec lequel elle est liée par un pacte civil de solidarité. Cette seule circonstance ne caractérise toutefois pas l'urgence particulière rappelée au point n° 2, alors en outre que Mme B ne démontre aucunement que son compagnon ne pourrait se rendre en Turquie ou dans tout autre pays que ses occupations professionnelles commandent, pour la visiter. Par suite, la condition d'urgence au sens et pour l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions, en application de la procédure prévue aux dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Nantes, le 17 avril 2023

Le juge des référés,

Laurent A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,