Legislator Jurisprudence & Législation
2305039 Généré par l'IA

Foreign National v. Administrative Authority (Expedited Travel Document Application)

Numéro de cause 2305039
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A foreign national sought an expedited order compelling the administrative authority to process a pending application for a minor's travel document, filed in December 2022 for his daughter born in October 2022, arguing the delay prevented them from traveling to visit family. The court rejected the request because the administrative silence on the application, governed by relevant administrative procedure codes, resulted in an implicit rejection two months after filing, meaning the applicant's claim was effectively already refused and the request was therefore dismissed as unfounded under the summary proceedings rules.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative; Foreign National v. Administrative Authority (Expedited Travel Document Application): The court rejected the request because the administrative silence on the application, governed by relevant administrative procedure codes, resulted in an implicit rejection two months after filing, meaning the applicant's claim was effectively already refused and the request was therefore dismissed as unfounded under the summary proceedings rules.

Mots-clés

Généré par l'IA
documents de voyage demande adressée à l'autorité procédure pendante ressortissants étrangers production de créance notion de document

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article L. 522-3 du code de justice administrative

The judge used this provision to reject the application because the implicit rejection decision already constituted an administrative decision that the preliminary relief sought could obstruct.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 mai 2023, M. E C demande au juge des référés d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne d'accélérer l'instruction de sa demande de document de circulation pour étranger mineur (A) en vue de sa délivrance à bref délai.

Il soutient que :

- la demande de A au bénéfice de sa fille a été faite en décembre 2022 ;

- alors que sa fille aura huit mois dans quelques jours, elle et lui se retrouvent sans droit au voyage ni possibilité de sortir du territoire français afin de rendre visite à leur famille.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le décret n° 2014-1292 du 23 octobre 2014 relatif aux exceptions à l'application du principe " silence vaut acceptation " ainsi qu'aux exceptions au délai de deux mois de naissance des décisions implicites sur le fondement du II de l'article 21 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations (ministère de l'intérieur) ;

- le code de justice administrative.

Par une décision du 1er septembre 2022 la présidente du tribunal a désigné M. B, premier vice-président, pour statuer sur les référés visés au Livre V du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. E C, ressortissant tunisien, demande au juge des référés d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne d'accélérer l'instruction de sa demande de document de circulation pour étranger mineur (A) en vue de sa délivrance à bref délai.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

3. M. C établit, en produisant la " confirmation du dépôt " de demande, qu'il a présenté " avec succès ", le 16 décembre 2022, une demande de délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur (A) pour sa fille D née le 5 octobre 2022. En vertu des dispositions combinées de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration et du décret n° 2014-1292 du 23 octobre 2014 susvisé, le silence gardé par l'administration sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet deux mois après son enregistrement. Ainsi, une décision implicite de rejet a été prise par la préfète du Val-de-Marne à laquelle la présente demande est susceptible de faire obstacle. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions prévues par les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, il y a lieu, en l'état de l'instruction, de rejeter la requête de M. C, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée à la préfète du Val-de-Marne.

Fait à Melun, le 5 juin 2023.

Le juge des référés,

Signé : B. GUEVEL

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 2305039