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2305032 Généré par l'IA

Property Owner v. Prefect: Compelling Police Assistance for Eviction Due to Building Safety Crisis

Numéro de cause 2305032
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)

Synthèse Legislator

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A property owner sought an urgent order under administrative justice law to compel the prefect to grant police assistance to enforce an existing eviction order against an unlawful occupant, arguing the continued illegal occupation, exacerbated by significant building safety and hygiene issues making the property uninhabitable and hindering necessary renovations, constituted a serious and manifestly unlawful attack on the fundamental right to property. The court found that the demonstrable extreme urgency caused by the dangerous state of the building and the obstruction to essential remediation by the non-compliant occupant justified invoking the emergency powers to safeguard fundamental rights, ordering the prefect to take all necessary measures for the expulsion within seven days, while rejecting the request for a daily penalty and awarding a limited sum for legal costs against the State.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, Article 1er, Article 2; Property Owner v. Prefect: Compelling Police Assistance for Eviction Due to Building Safety Crisis: The court found that the demonstrable extreme urgency caused by the dangerous state of the building and the obstruction to essential remediation by the non-compliant occupant justified invoking the emergency powers to safeguard fundamental rights, ordering the prefect to take all necessary measures for the expulsion within seven days, while rejecting the request for a daily penalty and awarding a limited sum for legal costs against the State.

Mots-clés

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ordre d'évacuation droit à la propriété préfet de police propriété immobilière état d'urgence aide immédiate

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

This article contains the operative order compelling the Prefect to take measures for eviction, based on the urgency established under the main provision.

Article L. 521-2 du code de justice administrative

This provision authorizes the summary judge to order necessary measures for the safeguard of a fundamental freedom, which is the basis for granting the eviction order in Article 1er.

Article 2

This article orders the State to pay a sum to the applicant under the relevant legal aid/costs article.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This article is cited in Article 2 as the legal basis for ordering the State to pay costs (the sum of 1,000 euros) to the applicant.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 avril 2023, la SARL Areal, représentée par Me Bidault, avocat, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner au préfet des Hauts-de-Seine de mettre en œuvre le concours de la force publique dans un délai de sept jours à compter du prononcé de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard, pour mettre fin à l'occupation illicite de M. A B, et de l'ensemble des occupants de son chef, des locaux qu'il occupe sans droit ni titre au sein de l'immeuble situé 11, rue Fernand Pelloutier à Clichy-la-Garenne, dont elle est propriétaire ;

2°) de mettre a` la charge de l'État la somme de 5 000 euros au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

La société Areal soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'elle ne peut disposer librement de son bien du fait de la présence illicite de M. B, alors qu'elle doit procéder à la mise en sécurité et à la remise en état de l'immeuble en cause en raison de problèmes d'hygiène et de sécurité importants le rendant impropre à l'habitation ;

- le silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur sa demande tendant à l'obtention du concours de la force publique en vue de l'expulsion de M. B porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de propriété.

La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine et M. B, qui n'ont produit aucune observation en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des procédures civiles d'exécution ;

- le code de justice administrative.

Le président du Tribunal, a désigné M. Kelfani, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 21 avril 2023 à 15 heures 45.

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Soulier, greffière :

- le rapport de M. Kelfani, juge des référés ;

- et les observations de Me Gaury, avocate, substituant Me Bidault.

Considérant ce qui suit :

1. la société Areal demande au juge des référés statuant en application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner au préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder le concours de la force publique pour mettre fin à l'occupation illicite de M. B, et de l'ensemble des occupants de son chef, des locaux qu'il occupe sans droit ni titre au sein de l'immeuble situé 11, rue Fernand Pelloutier à Clichy-la-Garenne, dont elle est propriétaire.

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Aux termes de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution : " L'État est tenu de prêter son concours à l'exécution des jugements et des autres titres exécutoires. Le refus de l'État de prêter son concours ouvre droit à réparation. ".

3. Il incombe à l'autorité administrative d'assurer, en accordant au besoin le concours de la force publique, l'exécution des décisions de justice. Le droit de propriété a pour corollaire la liberté de disposer de ses biens et le refus de concours de la force publique pour assurer l'exécution d'une décision juridictionnelle ordonnant l'expulsion d'un immeuble porte atteinte à cette liberté fondamentale. Les exigences de l'ordre public peuvent toutefois justifier légalement, tout en engageant la responsabilité de l'État, sur le terrain de l'égalité devant les charges publiques, un refus de concours de la force publique. Enfin, l'usage par le juge des référés des pouvoirs qu'il tient de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est subordonné à la condition qu'une urgence particulière rende nécessaire l'intervention dans les quarante-huit heures d'une mesure destinée à la sauvegarde d'une liberté fondamentale.

4. L'expulsion de M. B des locaux qu'il occupe a été ordonnée par une ordonnance de référé du juge des contentieux de la protection du Tribunal de proximité d'Asnières en date du 5 janvier 2023. L'occupant n'a pas exécuté cette ordonnance et s'est maintenu dans les lieux. Le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas donné suite aux demandes de la requérante tendant à obtenir le concours de la force publique pour l'exécution du jugement précité.

5. A l'appui de sa demande la requérante fait valoir et justifie que l'immeuble présente actuellement un niveau de dangerosité important qui est aggravé par la présence de M. B, dont le comportement fait, par ailleurs, obstacle à l'exécution des travaux de mise en sécurité et de rénovation du bâtiment. Ces circonstances sont de nature à caractériser une situation d'extrême urgence justifiant que le juge des référés fasse usage des pouvoirs qu'il tient des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Il y a, par suite, lieu d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de prendre toutes les mesures nécessaires afin de procéder à l'expulsion de M. B et de l'ensemble des occupants de son chef, des locaux qu'il occupe sans droit ni titre au sein de l'immeuble situé 11, rue Fernand Pelloutier à Clichy-la-Garenne, dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

6. Il n'y a pas lieu, à ce stade, d'assortir l'injonction prononcée ci-dessus d'une astreinte.

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 (mille) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de prendre toutes les mesures nécessaires afin de procéder à l'expulsion de M. B et de l'ensemble des occupants de son chef, des locaux qu'il occupe sans droit ni titre au sein de l'immeuble situé 11, rue Fernand Pelloutier à Clichy-la-Garenne, dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 2 : L'État versera à la société Areal la somme de 1 000 (mille) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de la société Areal est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Areal, au préfet des Hauts-de-Seine et à M. A B. Copie en sera adressée à la commune de Clichy-la-Garenne.

Fait, à Cergy-Pontoise, le 24 avril 2023.

Le juge des référés,

signé

K. Kelfani

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou a` tous commissaires de justice a` ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir a` l'exécution de la présente décision.