Suspension of Driving License Annulment Request Dismissed for Lack of Urgency
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA litigant sought an urgent order to annul an administrative prefectural decision suspending their driving license and to secure its immediate return, alleging procedural irregularities concerning the author's impartiality and a violation of the presumption of innocence. The administrative tribunal rejected the request because the litigant failed to present any argument justifying the urgency required under the summary procedure for safeguarding a fundamental liberty (Article L. 521-2 of the Code of Administrative Justice), leading the judge to dismiss the entire application based on the grounds that the request was manifestly ill-founded due to a lack of requisite urgency.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, Article L. 522-3 du code justice administrative; Suspension of Driving License Annulment Request Dismissed for Lack of Urgency: The administrative tribunal rejected the request because the litigant failed to present any argument justifying the urgency required under the summary procedure for safeguarding a fundamental liberty (Article L. 521-2 of the Code of Administrative Justice), leading the judge to dismiss the entire application based on the grounds that the request was manifestly ill-founded due to a lack of requisite urgency.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article was applied to reject the request in all its conclusions because the required urgency was not demonstrated.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 mai 2023, M. B C, représenté par Me Bujoli, demande au juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d' " annuler " l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le préfet du Haut-Rhin a prononcé la suspension de la validité de son permis de conduire et d'ordonner la restitution immédiate de son permis de conduire ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
- l'avis de rétention du 14 mai 2023 auquel fait suite l'arrêté attaqué est irrégulier du fait de l'absence d'impartialité de son auteur ;
- la présomption d'innocence n'a pas été respectée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. / () ". L'article L. 522-3 dudit code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. A l'appui de sa demande, M. C ne fait valoir aucun argument justifiant d'une urgence impliquant qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans un délai de quarante-huit heures. Par suite, il convient de faire application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code justice administrative et de rejeter la présente requête dans toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. Copie en sera adressée au préfet du Haut-Rhin.
Fait à Strasbourg, le 30 mai 2023.
Le juge des référés,
M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
S. Soltani