Detainee Challenge to Conditional Psychological Support Dismissed for Lack of Urgency
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA detainee requested the summary suspension, under Article L. 521-2 of the Administrative Justice Code, of a correctional facility's decision conditioning continued psychological support upon mandatory psychiatric follow-up. The court dismissed the application because the petitioner failed to provide any evidence establishing the urgency required by the statute for granting provisional measures aimed at safeguarding a fundamental liberty from a grave and manifestly illegal interference by a public body.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Article 1er; Detainee Challenge to Conditional Psychological Support Dismissed for Lack of Urgency: 521-2 of the Administrative Justice Code, of a correctional facility's decision conditioning continued psychological support upon mandatory psychiatric follow-up. The court dismissed the application because the petitioner failed to provide any evidence establishing the urgency required by the statute for granting provisional measures aimed at safeguarding a fundamental liberty from a grave and manifestly illegal interference by a public body.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article was applied to dismiss the request because it was deemed not to demonstrate urgency or manifest inadmissibility/unfoundedness.
This article defines the legal basis upon which the applicant sought the emergency relief, which was ultimately denied.
This article constitutes the operative part of the order, explicitly rejecting the applicant's request.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 mai 2023, M. A doit être regardé comme demandant au juge des référés d'ordonner la suspension, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de l'exécution de la décision par laquelle la maison centrale de Poissy lui a imposé un suivi psychiatrique afin de pouvoir continuer à bénéficier d'un suivi psychologique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Armand, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
2. Le requérant qui saisit le juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative doit justifier des circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure de la nature de celles qui peuvent être ordonnées sur le fondement de cet article.
3. M. A ne produit aucun élément de nature à justifier de l'urgence à ordonner la suspension de l'exécution de la décision par laquelle la maison centrale de Poissy lui aurait imposé un suivi psychiatrique afin de pouvoir continuer à bénéficier d'un suivi psychologique. Dans ces conditions, il ne justifie pas de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure de la nature de celles qui peuvent être ordonnées sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de rejeter sa requête par application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présenté ordonnance sera notifiée à M. A.
Fait à Versailles, le 3 mai 2023.
Le juge des référés,
Signé
G. Armand
La République mande et ordonne au ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
N°2303535