Legislator Jurisprudence & Législation
2303074 Généré par l'IA

Petitioner's Failure to Exhaust Proper Enforcement Procedure for Prior Judgment

Numéro de cause 2303074
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A petitioner sought an urgent order under Article L. 521-2 of the Code of Administrative Justice compelling the prefect to schedule appointments for issuing a provisional residence permit and reviewing his residency application, citing the prefect's failure to execute a prior administrative court judgment that had annulled a deportation order and mandated the review and issuance of provisional status. The court dismissed the request in its entirety, reasoning that the relief sought pertained not to the urgency procedure for safeguarding a fundamental liberty (Article L. 521-2) but rather to the enforcement of a prior judgment, which must be pursued exclusively through the specific procedure established by Article L. 911-4 of the Code of Administrative Justice, rendering the current petition inadmissible under the applied article.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, article L. 911-4 du code de justice administrative, article L. 521-3 du code de justice administrative, Art. L. 522-3 du code de justice administrative; Petitioner's Failure to Exhaust Proper Enforcement Procedure for Prior Judgment: 521-2 of the Code of Administrative Justice compelling the prefect to schedule appointments for issuing a provisional residence permit and reviewing his residency application, citing the prefect's failure to execute a prior administrative court judgment that had annulled a deportation order and mandated the review and issuance of provisional status. The court dismissed the request in its entirety, reasoning that the relief sought pertained not to the urgency procedure for safeguarding a fundamental liberty (Article L. 521-2) but rather to the enforcement of a prior judgment, which must be pursued exclusively through the specific procedure established by Article L. 911-4 of the Code of Administrative Justice, rendering the current petition inadmissible under the applied article.

Mots-clés

Généré par l'IA
autorisation d'exécution positions administratives procédure préjudicielle d'urgence réclamation administrative préalable procédure de nomination autorisation provisoire

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
article L. 521-2 du code de justice administrative
B A, représenté par Me Binder, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
article L. 761-1 du code de justice administrative
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
article L. 522-3 du code de justice administrative
A doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de l'instance, par application de la procédure prévue par les dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
article L. 911-4 du code de justice administrative
Enfin, aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution () ".
article L. 521-3 du code de justice administrative
Toutefois, de telles conclusions ne relèvent pas de la procédure prévue par les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative mais de celle régie par les dispositions précitées de l'article L.
Art. L. 522-3 du code de justice administrative
This article was applied to reject the request in all its conclusions because the claimed matter fell under a different procedure (Art. L. 911-4 CJR).
Art. L. 761-1 du code de justice administrative
This article was cited in the dispositive (request 3°) as the basis for ordering costs against the State, although the request itself was ultimately rejected.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Art. L. 522-3 du code de justice administrative

This article was applied to reject the request in all its conclusions because the claimed matter fell under a different procedure (Art. L. 911-4 CJR).

Art. L. 761-1 du code de justice administrative

This article was cited in the dispositive (request 3°) as the basis for ordering costs against the State, although the request itself was ultimately rejected.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 juin 2023, M. B A, représenté par Me Binder, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer, dans le délai de cinq jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai, un rendez-vous aux fins de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer, dans le délai de cinq jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai, un rendez-vous afin de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le tribunal administratif de Nice a, par un jugement n° 2206018 du 1er février 2023, annulé l'arrêté du 16 décembre 2022 dont il fait l'objet et enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;

- la condition relative à l'urgence est satisfaite, compte tenu des conséquences qu'a sur sa situation la carence du préfet des Alpes-Maritimes dans l'exécution du jugement susmentionné ;

- la carence de ce préfet porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir et à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Soli, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".

2. D'autre part, aux termes de l'article L. 522-3 du code de justice administrative : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

3. Enfin, aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution () ".

4. Par la présente requête, M. B A, ressortissant algérien né le 9 mai 1991, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer, dans un délai de cinq jours et sous astreinte, un rendez-vous afin de procéder au réexamen de sa situation et de lui remettre une autorisation provisoire de séjour. Il demande également que soit mise à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros au titre des frais de l'instance.

5. Il résulte de l'instruction que par un arrêté du 16 décembre 2022, le préfet des Alpes-Maritimes a fait obligation à M. A de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par un jugement n° 2206018 rendu le 1er février 2023, le tribunal administratif de Nice a prononcé l'annulation de cet arrêté et a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes, d'une part, de procéder au réexamen de la situation de M. A, et d'autre part, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Dans ces conditions, les mesures sollicitées par l'intéressé dans le cadre de la présente instance doivent nécessairement être regardées comme tendant à l'exécution du jugement du 1er février 2023 précité. Toutefois, de telles conclusions ne relèvent pas de la procédure prévue par les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative mais de celle régie par les dispositions précitées de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de l'instance, par application de la procédure prévue par les dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Nice, le 26 juin 2023.

Le juge des référés,

signé

P. SOLI

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière,