Legislator Jurisprudence & Législation
2302806 Généré par l'IA

Comorian National's Deportation Order Suspension Denied Due to Insufficient Proof of Family Life and Maintenance Obligations

Numéro de cause 2302806
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A Comorian national sought an urgent administrative review to suspend an order requiring him to leave French territory without delay and prohibiting his return, arguing the order severely and manifestly violated his right to private and family life and the best interests of his children, as he had resided in the territory since 2001 and supported his nine children. The court rejected the request, finding that the submitted evidence did not substantiate the applicant's long-term habitual residence or effectively prove his contribution to the children's maintenance, especially since his partner was also in an irregular situation, leading the court to conclude that the challenged order did not constitute a grave and manifest violation of the fundamental liberties claimed.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative; Comorian National's Deportation Order Suspension Denied Due to Insufficient Proof of Family Life and Maintenance Obligations: The court rejected the request, finding that the submitted evidence did not substantiate the applicant's long-term habitual residence or effectively prove his contribution to the children's maintenance, especially since his partner was also in an irregular situation, leading the court to conclude that the challenged order did not constitute a grave and manifest violation of the fundamental liberties claimed.

Mots-clés

Généré par l'IA
renvoi de la famille droit de séjour devoirs de famille preuve de l'apatridie détention pour insoumission révocation de la qualité de réfugié

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article L. 522-3 du code de justice administrative

This article was cited as the basis for rejecting all conclusions of the request because the matter was manifestly ill-founded.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Although requested, this article regarding costs was not explicitly mentioned in the final orders (Articles 1 and 2) and therefore cannot be included based on the strict rule.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 juin 2023, M. B A, représenté par Me Mohamed, demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour sur le territoire français ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de dix jours ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie en raison du caractère exécutoire de l'obligation de quitter le territoire ;

- l'arrêté porte une atteinte grave et manifestement illégale à :

- son droit à mener une vie privée et familiale normale ;

- l'intérêt supérieur de l'enfant.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant comorien, né le 15 janvier 1971 à M'Rémani Anjouan (Comores), demande, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte portant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour sur le territoire français.

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public () aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Enfin l'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. "

3. Le requérant soutient qu'il réside à Mayotte depuis l'année 2001 et qu'il est le père de neuf enfants, dont deux sont majeurs. Toutefois, les pièces produites ne permettent pas de corroborer les allégations du requérant selon lesquelles il résiderait habituellement à Mayotte depuis 2001 dès lors notamment qu'il est le père d'un enfant né à M'Rémani aux Comores en 2013. En outre, s'il fait valoir qu'il contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants, il n'en justifie que par la production de pièces peu probantes et récentes à la date de la décision attaquée. Enfin, il est constant que la compagne du requérant, ressortissante comorienne, est également en situation irrégulière sur le territoire français. Dans ces conditions, il n'est manifestement pas fondé à soutenir que l'arrêté contesté porterait une atteinte grave et manifestement illégale à une des libertés fondamentales qu'il invoque. Par suite, l'ensemble des conclusions de la requête peuvent être rejetées sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de Mayotte.

Copie au ministre de l'intérieur pour information.

Fait à Mamoudzou, le 24 juin 2023.

Le juge des référés,

R. FELSENHELD

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.