Legislator Jurisprudence & Législation
2302806 Généré par l'IA

Residence Permit Denial Suspension Denied Due to Lack of Urgency

Numéro de cause 2302806
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A foreign national sought an urgent order to suspend a prefecture's decision to deny his request for a residence permit, arguing serious doubts regarding its legality and immediate, severe consequences on his professional and family life, including supporting a household where his spouse lacked regular status. The administrative judge rejected the request because, despite the applicant residing in the country for fourteen years and working to support his family, the presented circumstances did not establish the requisite serious and immediate urgency required under administrative law to warrant immediate suspension of the decision pending a final ruling on the merits.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 522-3 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de M. A est rejetée; Residence Permit Denial Suspension Denied Due to Lack of Urgency: The administrative judge rejected the request because, despite the applicant residing in the country for fourteen years and working to support his family, the presented circumstances did not establish the requisite serious and immediate urgency required under administrative law to warrant immediate suspension of the decision pending a final ruling on the merits.

Mots-clés

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autorisations de séjour conjoint étranger défaut d'urgence décision étrangère positions administratives vie familiale et professionnelle

Dispositions légales citées

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article L. 521-1 du code de justice administrative
Cited as the legal basis for the request for suspension, although the outcome was rejection under L. 522-3.
article L. 761-1 du code de justice administrative
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
A, ressortissant égyptien, a présenté le 9 décembre 2020 une demande de carte de séjour temporaire sur le fondement des dispositions alors codifiées à l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
article L. 522-3 du code de justice administrative
Used to justify the rejection of the request without instruction or hearing because the urgency condition was not met.
Article 1er : La requête de M. A est rejetée
This is the dispositive order ruling on the merits of the request.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

This is the dispositive order ruling on the merits of the request.

article L. 522-3 du code de justice administrative

Used to justify the rejection of the request without instruction or hearing because the urgency condition was not met.

article L. 521-1 du code de justice administrative

Cited as the legal basis for the request for suspension, although the outcome was rejection under L. 522-3.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 mars 2023 M. B A, représenté par Me Guillou, demande au juge des référés du Tribunal statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de la décision du 2 mars 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour et de travail et de réexaminer sa situation dans un délai de quarante-huit heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le requérant soutient que :

- l'urgence est constituée compte tenu des conséquences de la décision sur sa situation professionnelle et familiale et des illégalités dont elle est affectée ;

- la légalité de la décision est entachée d'un doute sérieux en raison d'une absence de consultation de la commission du titre de séjour, d'une erreur de droit dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'une méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, d'une méconnaissance du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et d'une erreur manifeste d'appréciation.

Vu :

- la requête tendant à l'annulation de la décision contestée, enregistrée le 9 mars 2023 sous le n° 2302793,

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Le Garzic, vice-président, pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant égyptien, a présenté le 9 décembre 2020 une demande de carte de séjour temporaire sur le fondement des dispositions alors codifiées à l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si par arrêté du 23 mars 2021 le préfet de la Seine-Saint-Denis avait rejeté cette demande, le Tribunal a annulé cet arrêté par jugement du 23 novembre 2021 et enjoint au préfet de réexaminer sa demande. M. A demande que soit prononcée la suspension de la décision du 2 mars 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a à nouveau rejeté sa demande.

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications apportées par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé.

4. Pour justifier de l'urgence s'attachant à l'intervention du juge des référés, M. A fait valoir qu'il séjourne en France depuis quatorze ans et exerce, depuis une période antérieure à, sa demande de titre de séjour, une activité professionnelle qui procure le seul revenu dont dispose le foyer qu'il forme avec son épouse, laquelle ne séjourne pas régulièrement sur le territoire, et leurs enfants. Par ces éléments, M. A, qui par ailleurs ne peut utilement se prévaloir de l'illégalité de la décision pour justifier de l'urgence à suspendre son exécution, ne justifie pas de l'urgence qui s'attacherait à la suspension de l'exécution de la décision attaquée.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A peut être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Montreuil le 10 Mars 2023.

Le juge des référés,

Signé

P. Le Garzic

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.