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2302751 Généré par l'IA

Application for Stay of Driving License Suspension Rejected Due to Lack of Urgency

Numéro de cause 2302751
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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A litigant sought an order to suspend the six-month suspension of their driving license, arguing that the suspension severely impacted their professional life as a site manager, potentially leading to job loss and affecting their ability to support three children, and asserted a serious doubt as to the legality of the decision based on a factual error regarding their driving status at the time of the stop. The administrative judge rejected the request for suspension because the applicant failed to provide sufficient justification to establish the required urgency, concluding that the stated negative consequences, while significant, did not meet the standard for immediate and serious harm necessary to grant relief without waiting for the decision on the merits, and consequently, the claim for legal costs against the State was also denied.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative; Application for Stay of Driving License Suspension Rejected Due to Lack of Urgency: The administrative judge rejected the request for suspension because the applicant failed to provide sufficient justification to establish the required urgency, concluding that the stated negative consequences, while significant, did not meet the standard for immediate and serious harm necessary to grant relief without waiting for the decision on the merits, and consequently, the claim for legal costs against the State was also denied.

Mots-clés

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décision négative retrait de permis de conduire défaut d'urgence conduite malgré une incapacité délai de suspension erreur administrative

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 522-3 du code de justice administrative

The court relied on this article to dismiss the request for suspension because the urgency condition was not met.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

The court cited this article when rejecting the request for costs against the State.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 août 2023, M. B A, représenté par Me Hollet, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution des décisions du 22 mars 2023 et du 28 juillet 2023, par lesquelles le préfet du Var a suspendu son permis de conduire pour une durée de six mois, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A soutient que :

- sur l'urgence, la suspension de son permis de conduire a des conséquences très importantes sur sa situation personnelle et professionnelle dès lors qu'en sa qualité de chef de chantier, son permis de conduire est une condition d'application de son contrat de travail, et qu'il risque de perdre son emploi alors qu'il est père de trois enfants qu'il doit entretenir au quotidien ;

- est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée le moyen tiré de l'erreur de fait dès lors que, contrairement à ce qui lui est reproché, il ne conduisait pas quand il a été interpellé par les services de police.

Vu :

- la requête n° 2302719 enregistrée le 22 août 2023 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision susvisée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

2. Il résulte de ces dispositions que l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

3. Au soutien de sa demande de suspension de l'exécution de la décision litigieuse, M. A se borne à déclarer que la suspension de son permis de conduire a pour lui des conséquences très graves et pourrait lui faire perdre son emploi en tant que chef de chantier, sans apporter de justifications suffisantes de nature à établir l'existence d'une situation d'urgence qui ne résulte pas davantage de la nature et de la portée de la décision attaquée. Par suite, il y a lieu de faire application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête, sans qu'il soit besoin de rechercher si la condition tenant à l'existence de moyens propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision en cause est en l'espèce satisfaite.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet du Var.

Fait à Toulon, le 29 aout 2023

Le juge des référés,

Signé

Ph. HARANG

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour information conforme,

La greffière.