Legislator Jurisprudence & Législation
2302326 Généré par l'IA

Parent of French Child Permit Delay Refusal

Numéro de cause 2302326
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A foreign national, who had applied for a residence permit as a parent of a French child in 2015 and whose last temporary waiting receipt had expired, sought an emergency order compelling the prefect to schedule an appointment for the issuance of the permit, arguing the undue delay caused precarity and violated her rights. The administrative court rejected the request, finding that the claim sought a definitive measure, compelling the delivery of a residence permit, which exceeds the scope of the summary judge's provisional jurisdiction under the Code of Administrative Justice, rendering the application manifestly inadmissible, and consequently rejecting ancillary claims for provisional legal aid and legal costs.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 511-1 du code de justice administrative, articles L. 761-1 du code de justice administrative, Article 1er; Parent of French Child Permit Delay Refusal: The administrative court rejected the request, finding that the claim sought a definitive measure, compelling the delivery of a residence permit, which exceeds the scope of the summary judge's provisional jurisdiction under the Code of Administrative Justice, rendering the application manifestly inadmissible, and consequently rejecting ancillary claims for provisional legal aid and legal costs.

Mots-clés

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autorisations de séjour assistance judiciaire provisoire regroupement familial différé conflit parental requête en nomination frais administratifs

Dispositions légales citées

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article L. 521-3 du code de justice administrative
Par une requête, enregistrée le 21 février 2023, Mme B A C, représentée par Me Chayé, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
article L. 761-1 du code de justice administrative
This article concerning costs (related to Article 37 al. 2 of the 1991 law) is mentioned in the dispositive as being rejected consequently with the main request.
article L. 511-2 du code de justice administrative
Huon, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes en référé.
article L. 511-1 du code de justice administrative
D'une part, aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire.
articles L. 761-1 du code de justice administrative
Il en est de même, par voie de conséquence, de celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sans qu'il y ait lieu d'admettre la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 1er
The court explicitly orders the rejection of the request, which is the dispositive action.
Article L. 522-3 du même code
This article is cited as the basis for rejecting the request as manifestly inadmissible because it seeks a definitive measure exceeding the competence of the summary judge.
Article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991
This article concerning legal aid costs is mentioned in the dispositive as being rejected consequently with the main request.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er

The court explicitly orders the rejection of the request, which is the dispositive action.

Article L. 522-3 du même code

This article is cited as the basis for rejecting the request as manifestly inadmissible because it seeks a definitive measure exceeding the competence of the summary judge.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This article concerning costs (related to Article 37 al. 2 of the 1991 law) is mentioned in the dispositive as being rejected consequently with the main request.

Article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991

This article concerning legal aid costs is mentioned in the dispositive as being rejected consequently with the main request.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 février 2023, Mme B A C, représentée par Me Chayé, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer à un rendez-vous qui doit intervenir dans un délai de 7 jours pour la remise du titre de séjour sollicité en qualité de parent d'enfant français, dans délai de 5 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros, à verser à son conseil, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que le délai d'instruction de sa demande de titre de séjour anormalement long la place dans une situation de précarité, de vulnérabilité et de blocage administratif portant atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale garantie par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et à son droit au respect de sa dignité ;

- la mesure sollicitée est utile, dès lors qu'en l'absence d'obtention d'un rendez-vous, elle est dans l'impossibilité matérielle d'obtenir le titre de séjour sollicité et qu'elle permet de sauvegarder ses intérêts et ses droits ;

- la mesure sollicitée ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative, dès lors qu'aucune décision n'a été prise.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Huon, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A C, ressortissante congolaise née le 27 juillet 1988, est entrée en France le 22 août 2012, selon ses déclarations. Elle a sollicité un titre de séjour mention " vie privée et familiale " en tant que parent d'enfant français en février 2015 et était en possession de plusieurs récépissés de demande de titre de séjour, dans l'attente de l'examen de sa situation, dont le dernier a expiré le 30 janvier 2023. Mme A C demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer à un rendez-vous en vue de lui remettre le titre de séjour sollicité.

2. D'une part, aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. () ". Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Il résulte notamment de ces dispositions que le juge des référés ne peut prescrire que des mesures provisoires.

3. D'autre part, aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

4. La demande de Mme A C tend à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer afin de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Cette demande, qui tend ainsi à la prescription d'une mesure définitive, excède la compétence du juge des référés et est, pour ce motif, manifestement irrecevable.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'injonction présentées par

Mme A C doivent être rejetées. Il en est de même, par voie de conséquence, de celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sans qu'il y ait lieu d'admettre la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A C.

Fait à Cergy-Pontoise, le 28 février 2023.

Le juge des référés,

Signé

C. Huon

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2302326