Legislator Jurisprudence & Législation
2302174 Généré par l'IA

Grocery Store Seeks Suspension of Closure Order Over Financial Harm

Numéro de cause 2302174
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

An establishment operating a late-night grocery store sought the summary suspension of a prefectural decree ordering its administrative closure for three months, arguing the decision lacked proper legal basis and caused severe, urgent economic harm by eliminating all revenue while fixed charges remained. The administrative court rejected the request because, although the applicant claimed significant financial distress due to the closure, it failed to provide any supporting documentation to substantiate the reality or magnitude of the alleged financial burden, thus failing to establish the required urgency under the law for granting an interim suspension.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative; Grocery Store Seeks Suspension of Closure Order Over Financial Harm: The administrative court rejected the request because, although the applicant claimed significant financial distress due to the closure, it failed to provide any supporting documentation to substantiate the reality or magnitude of the alleged financial burden, thus failing to establish the required urgency under the law for granting an interim suspension.

Mots-clés

Généré par l'IA
fermeture d'entreprise arrêté du Conseil d'État droit économique cessation de paiement soutien financier ordonnance de séquestre

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er : La requête de l'établissement " Le Sept Sept " est rejetée.

This order rejects the request, although no specific substantive or procedural article is cited in this dispositive article itself.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'établissement " Le Sept Sept ".

This is a procedural order regarding notification of the decision.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2023, l'établissement " Le Sept Sept ", représenté par Me Carreras, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'arrêté du 11 juillet 2023 par lequel le préfet de Saône-et-Loire a prononcé la fermeture administrative de l'établissement pour une durée de trois mois ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros à verser à Mme A B en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors la décision litigieuse a des répercussions économiques importantes sur l'activité de l'établissement et le prive de toutes recettes pendant trois mois alors qu'il doit faire face à ses charges d'exploitation ; l'arrêté est fondé sur des faits qui ne sont pas établis ;

- sur les moyens de nature à créer un doute quant à la légalité de l'arrêté litigieux :

- cet arrêté a été signé par une autorité incompétente ;

- il n'est pas motivé ;

- le préfet n'a pas procédé un examen réel et sérieux de sa situation ;

- l'arrêté attaqué a été pris en méconnaissance du principe du contradictoire ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- les faits sur lesquels repose cet arrêté ne sont pas établis ;

- la mesure prononcée est manifestement disproportionnée.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête au fond n° 2302175 enregistrée le 25 juillet 2023.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Zeudmi Sahraoui, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. L'établissement " Le Sept Sept ", qui exploite une épicerie de nuit à Chalon-sur-Saône, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de prononcer la suspension de l'arrêté du 11 juillet 2023 par lequel le préfet de Saône-et-Loire a prononcé sa fermeture administrative pour une durée de trois mois.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Selon l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes, cependant, de l'article L. 522-3 : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin, le premier alinéa de l'article R. 522-1 dispose : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

4. L'établissement " Le Sept Sept " soutient que l'arrêté litigieux a des conséquences importantes sur son activité d'épicerie de nuit, qu'il est indispensable que cette épicerie puisse exercer son activité durant la période estivale et que la mesure litigieuse le prive de toutes recettes alors qu'il doit faire face aux charges inhérentes à son exploitation qui ne sont pas négligeables dans la mesure où l'exploitation de cette épicerie a débuté très récemment. Toutefois, l'établissement requérant ne verse aucune pièce de nature à établir, d'une part, la réalité et le montant des charges invoquées et, d'autre part, la situation économique dans laquelle se trouve actuellement cet établissement. Par suite, les seules allégations du requérant, qui ne sont corroborées par aucune pièce versée à l'instruction, ne permettent pas de caractériser l'existence d'une situation d'urgence au sens des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté litigieux, que la requête de l'établissement " Le Sept Sept " doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, y compris ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de l'établissement " Le Sept Sept " est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'établissement " Le Sept Sept ".

Fait à Dijon, le 26 juillet 2023.

La juge des référés,

N. ZEUDMI SAHRAOUI

La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,