Administrative Order Suspension Challenge Inadmissibility
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn individual sought the suspension of an administrative order that extended the suspension of their duties beyond four months, arguing the decision caused severe financial and moral prejudice and was illegal due to procedural irregularities concerning the disciplinary council, but the request for a summary judgment was rejected as inadmissible because the applicant failed to submit a copy of the underlying annulment request, a mandatory requirement for such a proceeding under administrative justice rules.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-1 du code de justice administrative, Article 1er, Article R. 522-1; Administrative Order Suspension Challenge Inadmissibility: M. A ne produit pas la copie de la requête à fin d'annulation. Par suite, sa requête en référé suspension est irrecevable et ne peut qu'être rejetée.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe court rejected the application as per the dispositive order.
Cited as the basis for declaring the request inadmissible due to the absence of the copy of the main annulment request.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 juillet 2023, M. B A demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 30 mai 2023, par lequel le président de la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur a prolongé la suspension de ses fonctions au-delà de quatre mois, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre à l'administration de le réintégrer et d'en tirer les conséquences de droit, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
M. A soutient que :
La condition d'urgence est satisfaite dès lors que la décision attaquée le prive de la moitié de son salaire, provoquant de graves problèmes financiers compte tenu de ses charges qui sont supérieures à ses ressources, ainsi qu'un important préjudice psychologique et moral ;
Les moyens invoqués sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée : méconnaissance de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 qui prévoit la saisine du conseil de discipline sans délai sur la base d'un rapport de l'administration et la convocation préalable de l'agent 15 jours au moins avant, erreur d'appréciation, sanction déguisée.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Sauton, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". L'article L. 522-3 de ce code dispose que " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparait manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée () ". Enfin, en vertu de l'article R. 522-1 du même code : " À peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentée par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ".
2. M. A ne produit pas la copie de la requête à fin d'annulation. Par suite, sa requête en référé suspension est irrecevable et ne peut qu'être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera remise pour information à la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur.
Fait à Toulon, le 6 juillet 2023.
Le juge des référés,
Signé
JF. SAUTON
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Le greffier