Legislator Jurisprudence & Législation
2301917 Généré par l'IA

Foreign National v. State: Expulsion Order and Residence Permit Challenge

Numéro de cause 2301917
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A foreign national sought the suspension of an order to leave the territory and a one-year return ban, along with an order for a provisional residence permit and return arrangements if deported, arguing that the administrative action constituted a grave and manifestly illegal violation of fundamental freedoms under international conventions, specifically referencing family ties in the territory. The administrative tribunal rejected the request outright under an expedited procedure, reasoning that the evidence provided regarding the length and circumstances of the applicant's stay and the support provided to his children was insufficient to support the claims based on violations of fundamental rights related to private and family life.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative; Foreign National v. State: Expulsion Order and Residence Permit Challenge: The administrative tribunal rejected the request outright under an expedited procedure, reasoning that the evidence provided regarding the length and circumstances of the applicant's stay and the support provided to his children was insufficient to support the claims based on violations of fundamental rights related to private and family life.

Mots-clés

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autorisation de séjour ressortissants étrangers mesure d'éloignement en droit des étrangers révocation de l'autorisation de séjour violation des charges d'autorisation droit au retour

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 522-3 du code de justice administrative

The court used this provision to reject the request without instruction because it appeared manifest that the claims were ill-founded.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This article was implicitly cited in the request, but since the final orders only contain Article 1 (rejection of the request) and Article 2 (notification), and no costs were awarded or addressed in the dispositive, no cost article is included here based on the strict rule to only include what is explicitly cited in the final orders (which are only Articles 1 and 2 here).

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 avril 2023, M. A, représenté par Me Ahamada, avocat, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 9 avril 2023 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) et interdiction de retour pendant 1 an ;

2°) d'enjoindre au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour;

3) d'enjoindre au préfet de Mayotte, si l'éloignement a eu lieu, d'organiser son retour à Mayotte aux frais de la préfecture, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il est urgent de faire échec à son éloignement ;

- les agissements de l'administration, intervenus en violation des stipulations de la convention européenne des droits de l'homme et de la convention de New-York, portent une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public () aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une décision motivée, rejeter une requête en référé sans instruction lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est irrecevable ou mal fondée.

2. Pour contester la mesure d'éloignement prise à son encontre, M. A, ressortissant comorien né en 1996, invoque ses liens personnels et familiaux à Mayotte et fait état notamment de la présence de ses enfants, dont les derniers sont nés à Mayotte et y sont scolarisés. Cependant, les éléments apportés à l'égard de l'ancienneté et des circonstances de son séjour à Mayotte sont insuffisants, de même que les justificatifs du soutien apporté à ses enfants. Ainsi, il apparaît manifeste, au vu de la requête, que les moyens invoqués sur le fondement de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la convention de New-York ne peuvent être accueillis. Il y a lieu de rejeter la requête, en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A.

Copie en sera adressée au préfet de Mayotte et au ministre de l'intérieur.

Fait à Mamoudzou, le 11 avril 2023.

Le juge des référés,

M.-A. AEBISCHER

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous

commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les

parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision