Suspension of Driving License Revocation Denied Due to Lack of Proven Urgency
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA litigant sought an urgent suspension of an administrative decision that invalidated their driving license due to a point deduction, arguing that the loss of the license created an urgent impediment to their active job search as a sales representative, potentially leading to financial hardship, and citing a procedural flaw concerning the notification of point deductions as creating serious doubt about the decision's legality. The court rejected the request for suspension because the applicant failed to provide sufficient justification, beyond mere hypothetical allegations, to establish the required serious and immediate urgency stemming from the lack of a driving permit, making it unnecessary to assess the claimed serious doubt regarding the decision's legality; consequently, the main request and the ancillary claim for legal costs were dismissed.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de M. B est rejetée; Suspension of Driving License Revocation Denied Due to Lack of Proven Urgency: The court rejected the request for suspension because the applicant failed to provide sufficient justification, beyond mere hypothetical allegations, to establish the required serious and immediate urgency stemming from the lack of a driving permit, making it unnecessary to assess the claimed serious doubt regarding the decision's legality; consequently, the main request and the ancillary claim for legal costs were dismissed.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis is the main operative order disposing of the substance of the request (the rejection of the request for suspension).
Cited in the reasoning as the basis for rejecting the request without further inquiry into the serious doubt concerning legality, due to lack of urgency.
Cited in the reasoning as the basis for refusing to award costs to the petitioner against the State.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 juin 2023, M. A B, représenté par Me Hugues, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision portant la référence " 48 SI " du 3 avril 2023, par laquelle le ministre de l'intérieur l'a informé de la perte d'un point entraînant l'invalidité de son permis de conduire jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat ou une somme de 840 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
- sur l'urgence, étant en recherche active d'emploi en qualité de commercial grands comptes, il a besoin d'utiliser sa voiture. Cette situation risque de l'empêcher de trouver un emploi et d'aggraver les difficultés financières dans lesquelles il se trouve actuellement ;
- sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée le moyen tiré d'un vice de procédure en raison de l'irrégularité de la notification des retraits de points visés dans la décision contestée.
Vu :
- la requête n° 2301396 enregistrée le 12 mai 2023 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision susvisée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".
2. Il résulte de ces dispositions que l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
3. Au soutien de sa demande de suspension de l'exécution de la décision litigieuse, M. B se borne à soutenir qu'étant en recherche d'emploi en qualité de commercial, le défaut de permis de conduire pourrait l'empêcher de signer un contrat de travail, sans apporter de justifications suffisantes autres que des allégations hypothétiques, de nature à établir l'existence d'une situation d'urgence qui ne résulte pas davantage de la nature et de la portée de la décision attaquée. Par suite, il y a lieu de faire application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête, sans qu'il soit besoin de rechercher si la condition tenant à l'existence de moyens propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision en cause est en l'espèce satisfaite.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du ministre de l'intérieur, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera remise pour information au ministre de l'intérieur.
Fait à Toulon, le 3 juillet 2023
Le juge des référés,
Signé
Ph. HARANG
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.
N°2301761