Legislator Jurisprudence & Législation
2301298 Généré par l'IA

Foreign National Expulsion Stay Denial Based on Insufficient Family Life Evidence

Numéro de cause 2301298
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A foreign national requested an urgent order to suspend an administrative order requiring their departure from the territory and a one-year re-entry ban, asserting a grave and manifestly unlawful violation of their fundamental rights under Article 8 of the European Convention on Human Rights due to family ties in the territory. The court rejected the request summarily, reasoning that while the petitioner cited family links, the provided evidence regarding the duration and circumstances of their stay, including their arrival date after 2019 and their integration elements, was too brief to establish that the invoked right to family life could be upheld against the expulsion measure.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Art. L. 522-3 du code de justice administrative, Art. L. 521-2 du code de justice administrative; Foreign National Expulsion Stay Denial Based on Insufficient Family Life Evidence: The court rejected the request summarily, reasoning that while the petitioner cited family links, the provided evidence regarding the duration and circumstances of their stay, including their arrival date after 2019 and their integration elements, was too brief to establish that the invoked right to family life could be upheld against the expulsion measure.

Mots-clés

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séjour illégal ressortissants étrangers interdiction d'entrée expulsion en droit des étrangers griefs de droits humains décision préfectorale de renvoi

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Art. L. 522-3 du code de justice administrative

Used to reject the request without instruction because it was manifestly unfounded.

Art. L. 521-2 du code de justice administrative

This is the substantive legal basis invoked by the petitioner for the relief sought (suspension of the OQTF order).

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 12 et 13 mars 2023, M. A B, représenté par Me Abla, avocat, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) et interdiction de retour pendant 1 an ;

2°) d'enjoindre à l'administration d'organiser son retour à Mayotte, de délivré à la personne requérante une autorisation provisoire de séjour dans un délai de dix jours à compter de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il est urgent de faire échec à son éloignement ;

- les agissements de l'administration, intervenus en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, portent une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public () aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une décision motivée, rejeter une requête en référé sans instruction lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est irrecevable ou mal fondée.

2. Pour contester la mesure d'éloignement dont il fait l'objet et qui a été prématurément exécutée, M. B, ressortissant comorien né en 2002, invoque ses liens personnels et familiaux à Mayotte, notamment la présence de sa mère, en situation régulière. Cependant, aucune précision ni justification n'est apportée à l'égard de l'ancienneté et des circonstances de son séjour à Mayotte, où il ne justifie pas être arrivée avant l'année 2019, et les éléments produits sur sa scolarité et son intégration sont trop succincts. Ainsi, il apparaît manifeste, au vu de la requête, que le moyen invoqué sur le fondement de la convention européenne des droits de l'homme ne peut être accueilli. Il y a lieu de rejeter la requête, en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée au préfet de Mayotte et au ministre de l'intérieur.

Fait à Mamoudzou, le 13 mars 2023.

Le juge des référés,

M.-A. AEBISCHER