Legislator Jurisprudence & Législation
2301080 Généré par l'IA

Agent Reinstatement Refusal Lacks Urgency for Emergency Injunction

Numéro de cause 2301080
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A public agent requested an emergency order to compel a hospital center to immediately reinstate her following the expiration of her four-month suspension, arguing that the failure to reinstate her or issue a decision extending the suspension was illegal and infringed upon her fundamental right to work. The court rejected the request for an injunction under the emergency procedure because, while the alleged illegality concerning the agent's right to reinstatement might be arguable, the applicant failed to demonstrate the requisite urgency—meaning circumstances requiring the safeguarding of a fundamental liberty within the mandatory forty-eight-hour period specific to Article L. 521-2 of the Administrative Justice Code.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, Article 1er; Agent Reinstatement Refusal Lacks Urgency for Emergency Injunction: The court rejected the request for an injunction under the emergency procedure because, while the alleged illegality concerning the agent's right to reinstatement might be arguable, the applicant failed to demonstrate the requisite urgency—meaning circumstances requiring the safeguarding of a fundamental liberty within the mandatory forty-eight-hour period specific to Article L. 521-2 of the Administrative Justice Code.

Mots-clés

Généré par l'IA
défaut d'urgence agent administratif délai de suspension droits constitutionnels spécifiques état d'exception dérogation en cas d'état d'urgence

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er

This article explicitly orders the rejection of the application, which implies the decision is based on the substantive or procedural grounds explored in the reasoning, though no specific ground article is cited here, only the order itself.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Cited in the reasoning section (point 4) which addresses the costs requested by the applicant.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 février 2023, Mme B A, représentée par Me Matel, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, au centre hospitalier de Belle-Ile-en-Mer d'avoir à la réintégrer, sans délai, dans ses effectifs et dans un poste correspondant au grade de l'agent ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Belle-Ile-en-Mer le versement la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le refus de son employeur de la réintégrer à l'expiration, le 5 février 2023, de sa suspension durant quatre mois alors qu'aucune décision de prolongation de cette suspension n'est intervenue et qu'elle a demandé, par courrier du 8 février 2023, sa réintégration, est totalement illégal et porte atteinte à ses droits et prérogatives de fonctionnaire ainsi qu'à sa liberté de travailler ;

- l'article L. 531-2 du code général de la fonction publique dispose que " Si, à l'expiration du délai mentionné à l'article L. 531-1, aucune décision n'a été prise par l'autorité ayant le pouvoir disciplinaire, le fonctionnaire qui ne fait pas l'objet de poursuites pénales est rétabli dans ses fonctions ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Etienvre, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. Sauf renvoi à une formation collégiale, l'audience se déroule sans conclusions du rapporteur public. ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Aux termes, enfin, de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire () ".

2. Lorsqu'un requérant fonde son action non sur la procédure de suspension régie par l'article L. 521-1 du code précité mais sur la procédure de protection particulière instituée par l'article L. 521-2 de ce code, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par l'article L. 521-2 soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures.

3. Si Mme A soutient que le refus de son employeur à l'expiration, le 5 février 2023, de sa suspension de quatre mois est illégal et porte atteinte à ses droits et prérogatives de fonctionnaire ainsi qu'à sa liberté de travailler dès lors qu'aucune décision n'est venue prolonger cette suspension et qu'en l'absence de poursuites pénales, le centre hospitalier est tenu de la rétablir dans ses fonctions, elle ne justifie, en revanche, pas d'une situation d'urgence impliquant qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans un délai de quarante-huit heures.

Sur les frais liés au litige :

4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du centre hospitalier de Belle-Ile-en-Mer le versement d'une somme au titre des frais exposés par Mme A dans le cadre de la présente instance et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Rennes, le 27 février 2023.

Le juge des référés,

signé

F. Etienvre

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.