Legislator Jurisprudence & Législation
2300928 Généré par l'IA

Application for Suspension of Expulsion Order Denied Due to Insufficient Evidence of Private/Family Life Rights Breach

Numéro de cause 2300928
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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An individual sought the suspension of an administrative order requiring their immediate departure from French territory, alleging that the order, which included a destination country and a re-entry ban, constituted a grave and manifestly illegal violation of their right to private and family life, supported by claims of residency in the territory since 2019 and strong integration. The court rejected all requests for relief because the submitted evidence was insufficient to establish the required antiquity and continuity of the individual's stay, meaning the applicant failed to demonstrate that the contested order inflicted a serious and manifestly illegal breach of their right to a normal private and family life, thus precluding the granting of the summary relief sought under the relevant administrative justice code provisions.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, article R. 751-8 du code de justice administrative, L. 522-3 du code de justice administrative; Application for Suspension of Expulsion Order Denied Due to Insufficient Evidence of Private/Family Life Rights Breach: The court rejected all requests for relief because the submitted evidence was insufficient to establish the required antiquity and continuity of the individual's stay, meaning the applicant failed to demonstrate that the contested order inflicted a serious and manifestly illegal breach of their right to a normal private and family life, thus precluding the granting of the summary relief sought under the relevant administrative justice code provisions.

Mots-clés

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rupture de ban sortie illégale révocation de l'autorisation de séjour droit à la vie droit de manifester suspension du droit de visite

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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L. 522-3 du code de justice administrative

The court rejected the applicant's request in its entirety based on this article.

R. 751-8 du code de justice administrative

This article governed the transmission of a copy of the order to the Minister of the Interior.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 février 2023, M. A B, représenté par Me Abla, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté par lequel le préfet de Mayotte lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour ;

2°) d'enjoindre au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de dix jours à compter de l'ordonnance à venir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ;

- l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour portent une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Caille, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, en qualité de juge des référés.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant comorien né le 15er janvier 1997 à Bazimini - Anjouan (Comores), demande à titre principal, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté par lequel le préfet de Mayotte lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, fixé le pays de destination et l'a interdit de retour.

2. M. B soutient vivre à Mayotte depuis 2019 et y être parfaitement intégré. Toutefois, les pièces produites à l'appui de la requête ne sont pas suffisantes pour établir l'ancienneté et la continuité de son séjour à Mayotte. Dans ces conditions, M. B est manifestement infondé à soutenir que l'arrêté en litige porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à mener une vie privée et familiale normale. Sa requête doit, dès lors, être rejetée en toutes ses conclusions en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de Mayotte.

Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur en application des dispositions de l'article R. 751-8 du code de justice administrative.

Fait à Mamoudzou, le 23 février 2023.

Le juge des référés,

P.-O. CAILLE

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.