Legislator Jurisprudence & Législation
2300788 Généré par l'IA

Refusal of Suspension of Deportation Order Based on Article 8 ECHR Claim

Numéro de cause 2300788
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A person sought the suspension of an order to leave the territory without delay, which also set an expulsion country and prohibited re-entry, arguing imminent removal constituted a serious and manifestly illegal violation of their right to private and family life under Article 8 ECHR, as they are the father of four children, two born in the territory. The court rejected the request because the applicant failed to substantiate a continuous residence dating back to 2015, did not demonstrate that they resided with the children's mother and contributed to their maintenance and education, and crucially, failed to show the contested measure would make it impossible to re-establish a family unit in their country of origin, leading the court to conclude the claim was manifestly unfounded under the urgent relief statute.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, article R. 751-8 du code de justice administrative; Refusal of Suspension of Deportation Order Based on Article 8 ECHR Claim: The court rejected the request because the applicant failed to substantiate a continuous residence dating back to 2015, did not demonstrate that they resided with the children's mother and contributed to their maintenance and education, and crucially, failed to show the contested measure would make it impossible to re-establish a family unit in their country of origin, leading the court to conclude the claim was manifestly unfounded under the urgent relief statute.

Mots-clés

Généré par l'IA
éloignement renvoi de la famille droit de séjour entrée illégale rupture de ban droit à la vie

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 522-3 du code de justice administrative

The court rejected the request in its entirety based on this article because the claim was manifestly unfounded.

Article L. 521-2 du code de justice administrative

This article outlines the conditions for granting a summary measure for the protection of a fundamental freedom, which the court found were not met.

Article R. 751-8 du code de justice administrative

Cited for the transmission of a copy of the order to the Minister of the Interior.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 février 2023, M. B A, représenté par Me Abla, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'arrêté par lequel le préfet de Mayotte l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et l'a interdit de retour sur le territoire français ;

2°) d'enjoindre au préfet de Mayotte de lui délivrer, dans un délai de dix jours à compter de l'ordonnance à intervenir, une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'un éloignement vers son pays d'origine est imminent ;

- l'obligation de quitter sans délai le territoire français porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français n'est pas motivée et est entachée des mêmes atteintes graves et manifestement illégales à ses libertés fondamentales.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Biget, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, en qualité de juge des référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. M. B A, ressortissant comorien né le 26 décembre 1988, ne justifie pas de l'ancienneté et de la continuité de son séjour à Mayotte depuis 2015 comme il le prétend. Le requérant se prévaut, par ailleurs, de sa qualité de père de quatre enfants nés respectivement en 2009 et 2013 aux Comores et en 2018 et 2021 à Mayotte de sa relation avec une compatriote titulaire d'un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de séjour au titre de la vie privée et familiale. Cependant, outre que ses allégations sont très peu circonstanciées, il ne démontre pas qu'il réside avec la mère et leurs quatre enfants et qu'il contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de ces derniers. En tout état de cause, il ne démontre pas que la mesure litigieuse le placerait dans l'impossibilité de reconstituer une cellule familiale aux Comores, pays dont les deux parents et leurs enfants ont la nationalité et où il a vécu l'essentiel de son existence. Dans ces conditions, le requérant est manifestement infondé à soutenir que les décisions attaquées méconnaissent les stipulations internationales invoquées ou portent une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Il y a lieu, par suite, alors même que M. B A fait valoir qu'il se trouve dans une situation d'urgence, de rejeter sa requête en toutes ses conclusions, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de Mayotte.

Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur en application de l'article R. 751-8 du code de justice administrative.

Fait à Mamoudzou, le 15 février 2023.

Le juge des référés,

O. BIGET

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.