Legislator Jurisprudence & Législation
2300669 Généré par l'IA

Minister of Justice Isolation Extension Challenge Dismissed

Numéro de cause 2300669
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A litigant sought an emergency order to suspend the Minister of Justice's decision extending their isolation for three months, arguing urgency and serious doubts regarding the decision's legality due to alleged author incompetence, procedural flaws, and error of assessment, particularly citing unfavorable medical advice against prolonged isolation. The court rejected the requests for suspension, injunction, and provisional legal aid because none of the asserted grounds were deemed, at the current stage of instruction, to create a serious doubt as to the legality of the administrative decision extending the isolation, leading to the dismissal of the entire application as manifestly unfounded.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, Article 1er, article L. 522-3, article 37 de la loi du 10 juillet 1991, article 7 de la loi susvisée du 10 juillet 1991; Minister of Justice Isolation Extension Challenge Dismissed: The court rejected the requests for suspension, injunction, and provisional legal aid because none of the asserted grounds were deemed, at the current stage of instruction, to create a serious doubt as to the legality of the administrative decision extending the isolation, leading to the dismissal of the entire application as manifestly unfounded.

Mots-clés

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ministre de la justice suspension provisoire avis juridiques licenciement administratif durée de l'expulsion judiciaire assistance judiciaire gratuite

Dispositions légales citées

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article L. 521-1 du code de justice administrative
A B représenté par la SCP Thémis avocats et associés demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
article L. 761-1 du code de justice administrative
The court rejected the request for costs based on this article in the consequence of rejecting the main request.
Article 1er
The court explicitly ordered the rejection of M. B's request in Article 1 of the dispositive.
article L. 522-3
The court rejected the suspension request using the simplified procedure provided by this article.
article 37 de la loi du 10 juillet 1991
The court rejected the request for attorney fees based on this provision, in connection with the rejection of the main request.
article 7 de la loi susvisée du 10 juillet 1991
The request for provisional legal aid was rejected because the case was deemed manifestly unfounded under this article.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

The court explicitly ordered the rejection of M. B's request in Article 1 of the dispositive.

article L. 522-3

The court rejected the suspension request using the simplified procedure provided by this article.

article L. 761-1 du code de justice administrative

The court rejected the request for costs based on this article in the consequence of rejecting the main request.

article 37 de la loi du 10 juillet 1991

The court rejected the request for attorney fees based on this provision, in connection with the rejection of the main request.

article 7 de la loi susvisée du 10 juillet 1991

The request for provisional legal aid was rejected because the case was deemed manifestly unfounded under this article.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 mars 2023, M. A B représenté par la SCP Thémis avocats et associés demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de suspendre l'exécution de la décision du 7 février 2023 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice a décidé son maintien à l'isolement pour la période du 7 février au 7 mai 2023 ;

3°) d'enjoindre au ministre de la justice d'ordonner la levée de son isolement dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros, à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à lui verser si le bénéfice de l'aide juridictionnelle ne lui était pas accordé.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que la décision en litige préjudicie de manière grave et immédiate à ses intérêts ;

- la décision en litige est entachée d'un doute sérieux quant à sa légalité ; en effet, elle est entachée d'incompétence de son auteur ; elle est entachée d'un vice de procédure ; elle est entachée d'erreur d'appréciation dès lors que le placement à l'isolement n'est pas justifié et que l'avis médical est défavorable à un placement à l'isolement prolongé.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête en annulation enregistrée le 28 mars 2023 sous le numéro 2300668 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision en litige ;

Vu :

- le code pénal et le code de procédure pénale ;

- le code pénitentiaire ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991;

- le code de justice administrative.

M. B a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 28 mars 2023.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Aucun des moyens susvisés et invoqués par M. B à l'encontre de la décision du 7 février 2023 par laquelle le ministre de la justice l'a maintenu à l'isolement du 7 février 2023 au 7 mai 2023, n'est manifestement de nature, en l'état actuel de l'instruction, à créer un doute sérieux sur la légalité de cette décision.

3. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence, il y a lieu de rejeter les conclusions à fin de suspension selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative. Par voie de conséquence, doivent être rejetées les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

4. La requête apparaissant ainsi manifestement dénuée de fondement au sens des dispositions de l'article 7 de la loi susvisée du 10 juillet 1991, les conclusions à fin d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire doivent également être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Clermont-Ferrand, le 4 avril 2023.

La présidente du tribunal,

juge des référés,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2300669