Legislator Jurisprudence & Législation
2300393 Généré par l'IA

Enforcement of Right to Housing with Penalties for Non-Compliance

Numéro de cause 2300393
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A litigant, recognized as a priority case for urgent housing under the right to an enforceable housing remedy following a July 2022 decision, sought judicial intervention because the administration had failed to provide a suitable housing offer. The court reasoned that the state has an obligation of result to ensure housing for such applicants, and given the continuing urgent need and manifest justification based on the applicant's current situation, it was appropriate to use the urgent procedure allowing for an immediate order. Consequently, the court ordered the prefect to propose housing that meets the applicant's needs and capacities, imposing a penalty of 1,000 euros per month starting July 1, 2023, to be paid to the national housing support fund if the injunction is not complied with.

Regeste Legislator

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Article 1er, Article L. 441-2-3-1 du CCH; Enforcement of Right to Housing with Penalties for Non-Compliance: The court reasoned that the state has an obligation of result to ensure housing for such applicants, and given the continuing urgent need and manifest justification based on the applicant's current situation, it was appropriate to use the urgent procedure allowing for an immediate order. Consequently, the court ordered the prefect to propose housing that meets the applicant's needs and capacities, imposing a penalty of 1,000 euros per month starting July 1, 2023, to be paid to the national housing support fund if the injunction is not complied with.

Mots-clés

Généré par l'IA
droit au logement autorisation d'exécution obligation étatique assignation à résidence droit d'utilisation procédure d'expulsion

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Article 1er
The primary order directs the prefect to propose adequate housing to Mr. A, under penalty.
Article L. 441-2-3-1 du CCH
This article is the substantive basis for ordering the State to house the applicant who has been recognized as a priority case.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er

The primary order directs the prefect to propose adequate housing to Mr. A, under penalty.

Article L. 441-2-3-1 du CCH

This article is the substantive basis for ordering the State to house the applicant who has been recognized as a priority case.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 mars 2023, M. B A demande au tribunal, au titre du droit au logement opposable et en conséquence de la décision du 7 juillet 2022 par laquelle il a été reconnu prioritaire, d'enjoindre à l'administration de lui attribuer un logement conforme à ses besoins et capacités.

Il soutient que sa situation justifie toujours, depuis la décision le reconnaissant prioritaire, l'octroi d'un logement conforme à ses besoins et capacités.

Par un mémoire enregistré le 21 avril 2023, le préfet de La Réunion expose que M. A n'a toujours pas reçu la proposition à laquelle il a droit ; il s'en remet à la sagesse du tribunal.

Par ordonnance du 21 mars 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 avril 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, pour statuer sur les litiges relevant des articles R. 222-13 et R. 778-3 du code de justice administrative.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation (CCH) ;

- la loi n° 2021-1729 du 22 décembre 2021 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 441-2-3-1 du CCH : " I. - Le demandeur qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et comme devant être logé d'urgence et qui n'a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire un recours devant la juridiction administrative, tendant à ce que soit ordonné son logement ou son relogement. / () Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne statue en urgence, dans un délai de deux mois () / Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne, lorsqu'il constate que la demande a été reconnue comme prioritaire par la commission de médiation et doit être satisfaite d'urgence et que n'a pas été offert au demandeur un logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités, ordonne le logement ou le relogement de celui-ci par l'Etat et peut assortir son injonction d'une astreinte. () / Le produit de l'astreinte est versé au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, institué en application de l'article L. 300-2. / () tant que l'astreinte n'est pas liquidée définitivement par le juge, le versement de l'astreinte au fonds est effectué deux fois par an, le premier versement devant intervenir à la fin du sixième mois qui suit le mois au cours duquel l'astreinte est due en application du jugement qui l'a prononcée () ". Ces dispositions, éclairées par les travaux parlementaires qui ont précédé leur adoption, font peser sur l'Etat, désigné comme garant du droit au logement opposable, une obligation de résultat.

2. Par ailleurs, il résulte du 7ème alinéa, issu de la loi n° 2021-1729 du 22 décembre 2021, de ce même article L. 441-2-3-1 du CCH que " lorsqu'il est manifeste, au vu de la situation du demandeur, que son logement ou relogement doit être ordonné, le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné peut y procéder par ordonnance, après avoir mis le représentant de l'Etat en mesure de présenter ses observations en défense et clôturé l'instruction ".

3. Il résulte de l'instruction que, suite à la décision du 7 juillet 2022 par laquelle M. Aa a été reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable, l'intéressé demeure à ce jour dans l'attente d'une offre concrète d'un logement correspondant à ses besoins et capacités. L'urgence à proposer un logement n'a pas disparu du fait de circonstances postérieures à la décision susmentionnée. Il est manifeste, au vu des éléments produits par l'intéressé sur sa situation actuelle, que son relogement doit être ordonné en urgence, la procédure définie par le 7ème alinéa précité de l'article L. 441-2-3-1 du CCH devant ainsi être mise en oeuvre. Dès lors, il y a lieu de prononcer, par ordonnance, une injonction tendant à ce que le préfet de La Réunion fasse le nécessaire pour que soit proposé à M. A un logement correspondant à ses besoins et capacités.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'assortir l'injonction d'une astreinte destinée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, le montant de celle-ci devant être fixé à 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er juillet 2023. En cas d'inexécution de l'injonction, l'astreinte sera versée au fonds selon les modalités prévues par les 6ème et 9ème alinéas de l'article L. 441-2-3-1 du CCH, sans attendre une liquidation définitive.

ORDONNE :

Article 1er : Il est enjoint au préfet de La Réunion de proposer à M. A un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er juillet 2023.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et au préfet de La Réunion.

Fait à Saint-Denis le 5 mai 2023.

Le magistrat désigné,

M.-A. AEBISCHER

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.