Request for Suspension of Administrative Decisions Rejected Due to Lack of Urgency
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA party sought the suspension of administrative decisions, arguing that the need to resume employment, following the expungement of a spouse's criminal record conviction, constituted an urgent ground for relief under administrative law. The Administrative Tribunal of Melun, ruling as the summary judge, determined that the stated circumstances—the spouse's expungement and the applicant's desire to return to work—did not meet the legal threshold of sufficiently serious and immediate prejudice required to establish the urgency mandated by Article L. 521-1 of the Code of Administrative Justice for suspending the contested decisions. Consequently, the court rejected the request for suspension pursuant to Article L. 522-3 of the same code.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative; Request for Suspension of Administrative Decisions Rejected Due to Lack of Urgency: The Administrative Tribunal of Melun, ruling as the summary judge, determined that the stated circumstances—the spouse's expungement and the applicant's desire to return to work—did not meet the legal threshold of sufficiently serious and immediate prejudice required to establish the urgency mandated by Article L. 521-1 of the Code of Administrative Justice for suspending the contested decisions. Consequently, the court rejected the request for suspension pursuant to Article L. 522-3 of the same code.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited as the basis for rejecting the request for suspension because the urgency condition was not met.
Cited as the legal basis for the designation of the referring judge.
Texte complet
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Par une requête, enregistrée le 20 décembre 2022 sous le numéro 2212236, Madame C a demandé l'annulation des décisions contestées.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".
2. Il résulte des dispositions précitées que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
3. Pour justifier de l'urgence d'une suspension des décisions en litige, Mme C fait valoir que la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Meaux (Seine-et-Marne) a fait droit à sa demande d'effacement de la condamnation de son époux, M. B C, sur son bulletin n° 2 du casier judiciaire et qu'elle souhaite pouvoir reprendre son travail.
4. Toutefois ces circonstances ne suffisent pas à permettre de considérer la condition d'urgence au sens de l'article L. 521-1du code de justice administrative comme satisfaite. Dans ces conditions, il y a lieu de faire application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la demande de suspension présentée par Mme C
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Madame C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Madame D C.
Le juge des référés,
Signé : M. A
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2300335