Legislator Jurisprudence & Législation
2300221 Généré par l'IA

Foreign National's Stay Refusal Suspension Request Rejected Due to Delay

Numéro de cause 2300221
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A foreign national sought the suspension of a prefectural order from July 26, 2022, which refused his residence permit application, ordered his departure from the territory, and imposed a one-year re-entry ban, arguing there was urgency due to his family residing in the country and raising serious doubt regarding the legality of the refusal based on errors concerning the relevant articles of the law on the entry, stay, and asylum of foreigners. The administrative tribunal rejected the request for suspension, reasoning that despite the serious nature of the decision, the condition of urgency required by administrative justice code article L. 521-1 was not met because the applicant filed his petition on February 20, 2023, more than six months after the contested decision was issued, indicating he was responsible for the delay that negated the requisite immediate prejudice.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 511-2 du code de justice administrative, Article 1er; Foreign National's Stay Refusal Suspension Request Rejected Due to Delay: The administrative tribunal rejected the request for suspension, reasoning that despite the serious nature of the decision, the condition of urgency required by administrative justice code article L. 521-1 was not met because the applicant filed his petition on February 20, 2023, more than six months after the contested decision was issued, indicating he was responsible for the delay that negated the requisite immediate prejudice.

Mots-clés

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demande d'asile tardive autorisations de séjour interdiction d'entrée décision étrangère départ du pays suspension de la naturalisation

Dispositions légales citées

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article L. 521-1 du code de justice administrative
This article establishes the legal basis for the referral for suspension, which was rejected based on the lack of urgency defined therein.
article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
- sont propres à créer un doute sérieux quant à la décision attaquée, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation.
article L. 511-2 du code de justice administrative
Le président du tribunal administratif a désigné Mme C en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé.
Article 1er
This article explicitly rejects the request made by M. B A.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er

This article explicitly rejects the request made by M. B A.

article L. 521-1 du code de justice administrative

This article establishes the legal basis for the referral for suspension, which was rejected based on the lack of urgency defined therein.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 février 2023, M. B A, représenté par Maître Brigitte Rodes, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'arrêté du 26 juillet 2022 par lequel le préfet de la Guadeloupe a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être renvoyé et lui a interdit un retour sur territoire français pendant une période d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Guadeloupe de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours, à compter de la notification de la présente décision ;

3°) de condamner l'Etat aux dépens.

Il soutient que :

- l'urgence est caractérisée dès lors que la décision est exécutable et que son unique famille réside en France ;

- sont propres à créer un doute sérieux quant à la décision attaquée, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête, enregistrée le 20 février 2023, sous le numéro 2300220, par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif a désigné Mme C en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant haïtien, né le 10 septembre 1980 et entré sur le territoire français en 2005 selon ses déclarations, a demandé la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 26 juillet 2022 le préfet de la Guadeloupe a refusé de lui délivrer ce titre, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être renvoyé et lui a interdit un retour sur territoire français pendant une période d'un an.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque, notamment, la condition d'urgence n'est pas remplie.

3. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier si la condition d'urgence est remplie compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence est en principe satisfaite dans le cas d'un refus de renouvellement ou d'un retrait du titre de séjour.

4. Le requérant soutient qu'il y a urgence à suspendre l'arrêté en litige. Toutefois, ce dernier n'a introduit sa requête que le 20 février 2023 soit plus de six mois après l'édiction de la décision attaquée en date du 26 juillet 2022. Ainsi, s'étant placé lui-même dans cette situation il ne peut être regardé comme justifiant d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de la Guadeloupe.

Fait à Basse-Terre, le 23 février 2023.

La juge des référés,

Signé :

C. C

La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé :

L. LUBINO