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2226807 Généré par l'IA

Counselor's Reclassification Dispute and Refusal of Urgent Suspension

Numéro de cause 2226807
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A litigant sought an urgent order to suspend the implicit rejection decisions regarding the rectification of several administrative decrees concerning their reclassification and cessation of duties as a correctional insertion and probation counselor, arguing serious doubt regarding legality due to prior court annulments that allegedly revived an earlier favorable decree. The administrative court rejected the request for suspension because the litigant failed to demonstrate that the contested decisions caused a sufficiently grave and immediate prejudice to their situation to establish the required urgency for relief under summary proceedings, merely citing potential loss of seniority and index points without providing specific financial details or demonstrating immediate harm.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative; Counselor's Reclassification Dispute and Refusal of Urgent Suspension: The administrative court rejected the request for suspension because the litigant failed to demonstrate that the contested decisions caused a sufficiently grave and immediate prejudice to their situation to establish the required urgency for relief under summary proceedings, merely citing potential loss of seniority and index points without providing specific financial details or demonstrating immediate harm.

Mots-clés

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procédure en annulation arrêté du Conseil d'État congé en période d'essai révocation du sursis conseil juridique mandaté urgence avérée

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 522-3 du code de justice administrative

Cited in the dispositive as the legal basis for rejecting the applicant's request in its entirety.

Article L. 521-1 du code de justice administrative

Cited by the applicant as the legal basis for the suspension request, which the court ultimately rejected under L. 522-3.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 décembre 2022, M. C B, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite de rejet prise par le garde des sceaux, ministre de la justice sollicitant la rectification de l'arrêté du 16 mars 2021, portant reclassement à compter du 1er janvier 2021 au 4eme échelon dans le grade des conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation avec ancienneté conservée de 4 mois 25 jours ensemble l'arrêté du 16 mars 2021, de la décision implicite de rejet prise par le garde des sceaux, ministre de la justice sollicitant la rectification de l'arrêté du 8 juillet 2022, portant élévation au 5eme échelon du grade des conseillers pénitentiaire d'insertion et de probation ensemble l'arrêté du 8 juillet 2022 et de la décision implicite de rejet prise par le garde des sceaux, ministre de la justice sollicitant la rectification de l'arrêté du 14 septembre 2022, portant cessation de ses fonctions à compter du 1er novembre 2022 ensemble l'arrêté du 14 septembre 2022, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de ces décisions ;

2°) d'enjoindre au ministre de la justice de réexaminer sa situation sous astreinte de

200 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'aux entiers dépens.

Il soutient que :

- sa requête est recevable :

- sa demande est utile ; les erreurs successives de l'administration lui porte un préjudice certain et une perte indiciaire d'un échelon depuis le 6 août 2022 ;

- la suspension des décisions précitées éviterait des contentieux à venir, s'agissant des arrêtés ultérieurs relatifs à sa carrière dans le corps des agents des douanes ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées le principe de sécurité juridique n'ayant pas été respecté ;

- l'annulation par le tribunal administratif de Paris, par un jugement

du 2 décembre 2022, des arrêtés du 29 juin et du 17 juillet 2020 du garde des sceaux entache d'illégalité les arrêtés des 16 mars 2021, 8 juillet 2022 et 14 septembre 2022 et les décisions implicites de rejet de ses demandes de rectification ; le tribunal n'a pas prononcé d'injonction, l'annulation a fait revivre l'arrêté du 19 juillet 2019 l'ayant élevé à l'échelon 5 du grande de conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation de 2eme classe ; il aurait dû dès lors bénéficier d'un avancement à l'échelon 5 à compter du 6 août 2022 et non à l'échelon 6 ;

- les arrêtés attaqués sont dépourvus de base légale car ils ont été pris sur le fondement d'arrêtés antérieurs erronés alors qu'ils auraient dû être pris sur le fondement de l'arrêté du 19 juillet 2019 du ministre de la justice ;

- ils sont entachés d'erreur de droit et d'erreurs matérielles.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- les requêtes enregistrées les 16 novembre 2022, 16 septembre 2022

et 05 septembre 2022 sous les numéros n° 2223652, 2219344, 2218651 par laquelle M. B demande l'annulation des décisions attaquées.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". L'article L. 522-3 du même code dispose que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

3. En l'espèce, pour justifier de l'urgence qu'il y aurait à suspendre l'exécution des décisions attaquées, M. B ne donne aucune précision sur le montant des rémunérations dont il aurait été privé ni sur sa situation financière et se borne à indiquer qu'il a subi un préjudice certain et une perte indiciaire d'un échelon depuis le 6 août 2022 et qu'une décision du juge des référés permettrait d'éviter des contentieux ultérieurs. M. B ne démontre donc pas que les décisions dont il demande la suspension préjudicient de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, les éléments invoqués n'étant pas à eux-seuls de nature à caractériser une situation d'urgence pouvant justifier une mesure de suspension de l'exécution des décisions attaquées. Par suite, il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête de M. B en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B.

Copie en sera adressée au ministre de la justice, garde des sceaux.

Fait à Paris, le 28 décembre 2022.

La juge des référés,

S. A