Legislator Jurisprudence & Législation
2218371 Généré par l'IA

State Dismissed for Inadmissible Monetary Claim Lacking Proof of Filing

Numéro de cause 2218371
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Irrecevable (Inadmissible)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A litigant sought €30,000 in damages from the State for failure to be rehoused and €2,000 for legal fees, based on a September 16, 2022, indemnification request to the prefecture. The court dismissed the request as manifestly inadmissible because the litigant failed to provide legible proof of filing for the initial demand letter or a corresponding receipt, despite being given an opportunity to regularize the filing, which is required under administrative procedure rules for monetary claims against the administration.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 222-1 du code de justice administrative, article R. 412-1 du code de justice administrative, article R. 414-1 du code de justice administrative, Article 1er, article 37 de la loi du 10 juillet 1991; State Dismissed for Inadmissible Monetary Claim Lacking Proof of Filing: The court dismissed the request as manifestly inadmissible because the litigant failed to provide legible proof of filing for the initial demand letter or a corresponding receipt, despite being given an opportunity to regularize the filing, which is required under administrative procedure rules for monetary claims against the administration.

Mots-clés

Généré par l'IA
production de créance honoraires d'avocat état requis règlement intérieur demande tardive de restitution de délai péremption du droit administratif

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
article L. 761-1 du code de justice administrative
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
article R. 222-1 du code de justice administrative
This provision authorizes the president to reject the request as manifestly inadmissible by order.
article R. 412-1 du code de justice administrative
Selon l'article R. 412-1 du code de justice administrative, " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée de la décision attaquée, ou, dans le cas mentionné à l'article R.
article R. 414-1 du code de justice administrative
codedejusticeadministrative
Article 1er
This article contains the final order to reject the claim.
article 37 de la loi du 10 juillet 1991
Cited in the applicant's request for costs (Article 2 of the request), although the dispositive does not explicitly award them, procedural rules regarding costs are often implicitly covered if costs were the only item remaining to be ruled upon, but here the rejection of the main claim supersedes it, and since the dispositive doesn't explicitly rule on costs/legal aid (only the rejection of the claim), only the procedural rule for rejection is strictly necessary. However, as per instructions, costs provisions cited in the dispositive *must* be included. Since the dispositive only orders the rejection of the request (Article 1), and does not explicitly rule on the costs mentioned in point 2 of the prayer for relief (which cited L. 761-1 CJA and Art. 37 Law 1991), I will only include the provision used for the rejection order.
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er

This article contains the final order to reject the claim.

Article R. 222-1 du code de justice administrative

This provision authorizes the president to reject the request as manifestly inadmissible by order.

article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Cited in the applicant's request for costs (Article 2 of the request), although the dispositive does not explicitly award them, procedural rules regarding costs are often implicitly covered if costs were the only item remaining to be ruled upon, but here the rejection of the main claim supersedes it, and since the dispositive doesn't explicitly rule on costs/legal aid (only the rejection of the claim), only the procedural rule for rejection is strictly necessary. However, as per instructions, costs provisions cited in the dispositive *must* be included. Since the dispositive only orders the rejection of the request (Article 1), and does not explicitly rule on the costs mentioned in point 2 of the prayer for relief (which cited L. 761-1 CJA and Art. 37 Law 1991), I will only include the provision used for the rejection order.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 décembre 2022, Mme A B, représentée par

Me Ulucan, demande au tribunal :

1°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 30 000 euros en réparation des préjudices résultant de son absence de relogement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par une décision du 16 aout 2022, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Bobigny a accordé à Mme B le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale et a désigné Me Ulucan pour l'assister.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : ()

4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Selon l'article R. 412-1 du code de justice administrative, " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée de la décision attaquée, ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant du dépôt de la réclamation. ". Aux termes de l'article R. 421-1 de ce code : " () Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ". L'article R. 421-2 du même code dispose : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. () / La date du dépôt de la demande à l'administration, constatée par tous moyens, doit être établie à l'appui de la requête. () ".

3. Par ailleurs, l'article R. 414-1 du code précité dispose : " Lorsqu'elle est présentée par un avocat () la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être adressée à la juridiction par voie électronique au moyen d'une application informatique dédiée accessible par le réseau internet. () " et aux termes de l'article R. 611-8-6 dudit code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de

deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. "

4. A l'appui de sa requête, Mme B produit une demande d'indemnisation adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis en date du 16 septembre 2022. Toutefois, en produisant une preuve de dépôt du même jour d'un envoi en recommandé, sur laquelle les coordonnées du destinataire et celles de l'expéditeur sont totalement illisibles, elle ne justifie pas de l'envoi de ce pli. Par un courrier en date du 20 janvier 2023, dont le conseil de Mme B a obtenu notification le 24 janvier 2023, comme cela ressort des mentions portées sur l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 du code de justice administrative, le greffe du tribunal a demandé à Me Ulucan de régulariser la requête en produisant une copie lisible de la preuve de dépôt du courrier du 16 septembre 2022 ou de l'accusé de réception de ce courrier. Ce courrier précisait qu'à défaut de régularisation dans le délai de quinze jours, la requête pouvait être rejetée comme irrecevable. En réponse à ce courrier, le conseil de Mme B a produit, d'une part, une nouvelle fois, la même preuve de dépôt sur laquelle, comme il a été dit, les coordonnées du destinataire et celles de l'expéditeur sont illisibles, d'autre part, un accusé de réception d'un courrier, le 12 décembre 2022, par un service de la préfecture de Seine-Saint-Denis. Toutefois, alors que cet accusé de réception d'un envoi en recommandé porte le n° AR3A00093361163, la preuve de dépôt d'un envoi recommandé dont se prévaut la requérante porte le n° 1A20246746258. Dans ces conditions, rien ne permet de considérer que l'accusé de réception du 12 décembre 2022 se rapporte au courrier de demande d'indemnisation du 16 septembre précédent. Il suit de là que, faute pour la requérante d'avoir produit, dans le délai imparti, une preuve de dépôt, lisible, de son courrier du 16 septembre 2022 ou un accusé de réception se rapportant à ce courrier, la présente requête est manifestement irrecevable et peut, comme telle, être rejetée par application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Montreuil, le 13 mars 2023.

Le président de la 8ème chambre,

L. Gauchard

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.