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2215469 Généré par l'IA

Judicial Review of Partial Remission of Social Welfare Overpayment Due to Incomplete Documentation

Numéro de cause 2215469
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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An individual sought judicial review to annul a partial remission decision regarding a debt stemming from an overpayment of social welfare benefits, challenging the administrative body's refusal to grant a full remission of €4,965.66. The court reasoned that while it must examine the merits of granting a full or partial remission based on the debtor's good faith and precarious situation, the claimant failed to respond to a formal request to regularize their filing by providing supporting documentation for their alleged health issues and financial hardship, thus failing to provide arguments sufficiently substantiated to be assessed under the applicable procedural rules, leading to the dismissal of the application.

Regeste Legislator

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article R. 222-1 du code de justice administrative, article R. 772-6 du code de justice administrative, Art. R. 222-1 7° du code de justice administrative, Art. 1er; Judicial Review of Partial Remission of Social Welfare Overpayment Due to Incomplete Documentation: The court reasoned that while it must examine the merits of granting a full or partial remission based on the debtor's good faith and precarious situation, the claimant failed to respond to a formal request to regularize their filing by providing supporting documentation for their alleged health issues and financial hardship, thus failing to provide arguments sufficiently substantiated to be assessed under the applicable procedural rules, leading to the dismissal of the application.

Mots-clés

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remise partielle contrôle juridictionnel gêne financière décision partielle perception abusive de prestations de l'aide sociale perception indue d'indemnités de chômage

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Art. R. 222-1 7° du code de justice administrative

The court used this provision to reject the application because the arguments presented by the applicant were not sufficiently detailed to assess their merits.

Art. 1er

The court rejected the application of M. A as per the operative clause.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2022, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 6 juillet 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales de Paris ne lui a accordé qu'une remise partielle de 3 724,25 euros de sa dette d'un montant de 4 965,66 euros résultant d'un indu de revenu de solidarité active.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active / () / La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration (). ".

4. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indus de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise totale ou partielle.

5. Dans la présente instance, M. A demande l'annulation de la décision du 6 juillet 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales de Paris ne lui a accordé qu'une remise partielle de 3 724,25 euros de sa dette d'un montant de 4 965,66 euros résultant d'un indu de revenu de solidarité active.

6. Par une lettre recommandée du 21 juillet 2022, réceptionnée le 23 juillet suivant, M. A a été invité à régulariser sa requête à l'aide d'un formulaire pré-rempli. Le formulaire invitait notamment le requérant à préciser les motifs de sa demande et l'informait de la nécessité, sous peine d'irrecevabilité, de soumettre au juge des arguments et des justificatifs destinés à établir sa bonne foi et sa situation de précarité éventuelle. M. A n'a pas répondu au courrier du greffe.

7. A l'appui de sa demande, M. A soutient que pour des raisons de santé il a été classé inapte au travail, que père d'un enfant, il n'a pour seule ressource que le RSA de 450 euros et doit s'acquitter d'un loyer de 402 euros. Toutefois, le requérant n'accompagne ces dires par aucune pièce justificative et ne met pas le tribunal en mesure d'apprécier sa situation. Dans ces conditions, l'argumentation présentée par M. A doit être regardée comme non assortie des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé au sens des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera transmise à la caisse d'allocations familiales de Paris.

Fait à Paris, le 13 décembre 2022.

Le vice-président de la 6ème section,

P. Laloye

La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2215469/6-2