Legislator Jurisprudence & Législation
2215455 Généré par l'IA

Ministerial Transfer Rejection and Assignment Dispute Jurisdictional Challenge

Numéro de cause 2215455
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Irrecevable (Inadmissible)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A litigant requested an emergency order to suspend the Minister of the Interior's decision rejecting their transfer request to a specific post and the subsequent decision assigning another individual to that position, while also seeking moral damages. The administrative court dismissed the request because it lacked territorial jurisdiction; the court ruled that competence for disputes concerning a public servant's assignment lies with the administrative court corresponding to the location of the current or proposed new assignment, meaning the Paris court was not the proper venue for claims related to the current assignment in Grenoble or the new assignment in Morlaix (which falls under Rennes).

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article R. 312-12 du code de justice administrative, Article 1er, Article R. 552-8-1 du même code, Article L. 522-3 du même code; Ministerial Transfer Rejection and Assignment Dispute Jurisdictional Challenge: The administrative court dismissed the request because it lacked territorial jurisdiction; the court ruled that competence for disputes concerning a public servant's assignment lies with the administrative court corresponding to the location of the current or proposed new assignment, meaning the Paris court was not the proper venue for claims related to the current assignment in Grenoble or the new assignment in Morlaix (which falls under Rennes).

Mots-clés

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recours contre des décisions administratives incompétence ratione loci ministre de l'intérieur cession de créance transfert de compétence créance contestée

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
article L. 521-1 du code de justice administrative
codedejusticeadministrative
article R. 312-12 du code de justice administrative
codedejusticeadministrative
Article 1er
This article explicitly states the rejection of Mr. C's request, which is the final order.
Article R. 552-8-1 du même code
Cited in the reasoning, this rule allows the judge to dismiss the request by order when declining jurisdiction, which justifies the final rejection order.
Article L. 522-3 du même code
Cited in the reasoning, this rule provides the basis under which the judge can reject the request by a reasoned order without a full contradictory procedure, which is applied by issuing the Order.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er

This article explicitly states the rejection of Mr. C's request, which is the final order.

Article R. 552-8-1 du même code

Cited in the reasoning, this rule allows the judge to dismiss the request by order when declining jurisdiction, which justifies the final rejection order.

Article L. 522-3 du même code

Cited in the reasoning, this rule provides the basis under which the judge can reject the request by a reasoned order without a full contradictory procedure, which is applied by issuing the Order.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 juillet 2022, M. B C demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté sa demande de mutation sur le poste de secrétaire général à la sous-préfecture de Morlaix, et de la décision prononçant l'affectation de Mme D A sur ce même poste à compter du 1er septembre 2022, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de ces décisions ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser une indemnité de 800 euros en réparation de son préjudice moral.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 20 juillet 2022 sous le n°2215456 par laquelle M. C demande l'annulation des décisions attaquées.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. E pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Aux termes de l'article R. 552-8-1 du même code : " Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 312-12 du code de justice administrative : " Tous les litiges d'ordre individuel, y compris notamment ceux relatifs aux questions pécuniaires, intéressant les fonctionnaires ou agents de l'Etat et des autres personnes ou collectivités publiques, ainsi que les agents ou employés de la Banque de France, relèvent du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu d'affectation du fonctionnaire ou agent que la décision attaquée concerne. / Si cette décision prononce une nomination ou entraîne un changement d'affectation, la compétence est déterminée par le lieu de la nouvelle affectation. / () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que le lieu d'affectation de M. Buguellou, conseiller d'administration de l'intérieur et de l'outre-mer, se trouve à Grenoble. La contestation de la décision rejetant la demande de mutation de l'intéressé relève ainsi de la compétence du tribunal administratif de Grenoble. Si M. C demande par ailleurs la suspension de l'exécution de la décision prononçant l'affectation de Mme D A sur le poste de secrétaire général à la sous-préfecture de Morlaix (Finistère), de telles conclusions relèvent de la compétence du tribunal administratif de Rennes.

4. Il résulte de ce qui précède que le tribunal administratif de Paris n'est pas territorialement compétent pour connaître de la requête de M. C. Il y a dès lors lieu de faire application des dispositions citées au point 1 et de rejeter ladite requête comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et au ministre de l'intérieur.

Fait à Paris, le 21 juillet 2022.

Le juge des référés,

N. E

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.