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2215121 Généré par l'IA

Petitioner Fails to Demonstrate Urgency for Expedited Residence Permit Appointment

Numéro de cause 2215121
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A petitioner sought an urgent order compelling the police prefect to schedule an appointment within 48 hours for submitting a residence permit application, asserting that the failure to secure an appointment constituted a serious and manifestly illegal infringement of her rights to family life and freedom of movement. The court dismissed the request under the summary dismissal provisions of the administrative justice code because the petitioner failed to establish the required urgency, as the evidence provided (a single 2021 letter, undated phone/internet screenshots, and a job offer) did not demonstrate the specific, immediate circumstances necessary to justify the invocation of the judge's 48-hour power to safeguard a fundamental liberty under the relevant article.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative; Petitioner Fails to Demonstrate Urgency for Expedited Residence Permit Appointment: The court dismissed the request under the summary dismissal provisions of the administrative justice code because the petitioner failed to establish the required urgency, as the evidence provided (a single 2021 letter, undated phone/internet screenshots, and a job offer) did not demonstrate the specific, immediate circumstances necessary to justify the invocation of the judge's 48-hour power to safeguard a fundamental liberty under the relevant article.

Mots-clés

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autorisations de séjour autorisation de police requête en nomination demande d'asile tardive droits de libre circulation licenciement avec effet immédiat

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 522-3 du code de justice administrative

The court used this article to reject the request in all its conclusions because the claim was deemed inadmissible or unfounded.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 juillet 2022, Mme B A veuve C , représenté par Me Njifoutahouo-Wouochawouo, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner au préfet de police, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour, dans un délai de 48 heures ;

2°) de lui enjoindre d'enregistrer cette demande et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle justifie d'une situation d'urgence ;

- l'absence de rendez-vous et le défaut d'enregistrement de sa demande porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie familiale et à sa liberté d'aller et venir.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code de justice administrative.

Mme Evgénas, présidente de section, a été désignée par le président du tribunal pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " et aux termes de l'article L. 522-1 : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin, en vertu du premier alinéa de l'article R. 522-1 du code, la requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit justifier de l'urgence de l'affaire.

2. Il n'y a urgence à ordonner la suspension d'une décision administrative que s'il est établi qu'elle préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du demandeur ou aux intérêts qu'il entend défendre. En outre, lorsque le requérant fonde son intervention non sur la procédure de suspension régie par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais sur la procédure de protection particulière instituée par l'article L. 521-2 de ce code, il lui appartient de justifier de circonstances particulières caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par l'article L. 521-2 soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise par le juge des référés dans les quarante-huit heures.

3. En l'espèce, si Mme A veuve C soutient qu'elle a essayé à de nombreuses reprises de prendre rendez-vous pour déposer une demande de délivrance de titre de séjour auprès des services de la préfecture de police, elle ne l'établit pas en se bornant à produire un courrier du 16 décembre 2021, deux captures d'écran téléphonique et une capture d'écran de service internet non datées. Par ailleurs, si elle se prévaut de son état de santé, elle ne justifie d'aucune situation d'urgence à ce titre. Enfin, la promesse d'embauche du 3 juin 2022 n'est pas davantage de nature à établir l'existence de circonstances particulières caractérisant une situation d'urgence qui impliquerait qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise par le juge des référés dans les quarante-huit heures. Par suite, il y a lieu de faire application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête en toutes ses conclusions.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de Mme A veuve C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A veuve C.

Fait à Paris, le 19 juillet 202La juge des référés,

J. EVGENAS

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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