Refusal of Student Visa Suspension Request
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA litigant sought an order from the administrative judge for the summary suspension of a consular decision that refused her long-stay student visa, arguing urgency due to a late start date and raising several grounds questioning the decision's legality, including lack of proof of authority, insufficient motivation, failure to adhere to relevant interministerial instructions concerning EU directives, and a manifest error of assessment given her coherent academic path and demonstrable financial support from her mother residing in the country. The court rejected the application, concluding that none of the asserted arguments, in the current state of the proceedings, raised a serious doubt regarding the legality of the refusal decision, therefore denying the request for suspension and consequently dismissing the associated claims for injunction and legal costs.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, L. 761-1 du code de justice administrative, article 37 de la loi du 10 juillet 1991; Refusal of Student Visa Suspension Request: The court rejected the application, concluding that none of the asserted arguments, in the current state of the proceedings, raised a serious doubt regarding the legality of the refusal decision, therefore denying the request for suspension and consequently dismissing the associated claims for injunction and legal costs.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited as the basis for rejecting the request for suspension because the claim appeared manifestly unfounded.
Cited in the applicant's request regarding costs (though the request was ultimately rejected, this provision governs the basis for awarding costs under the J.A. Code).
Cited in the applicant's request regarding the award of costs related to legal aid (though the request was ultimately rejected, this provision governs the basis for awarding costs).
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 octobre 2022, Mme A C, représentée par Me Blanchot, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 4 octobre 2022, par laquelle les autorités consulaires françaises à Douala ont refusé de lui délivrer un visa de long séjour pour études ;
2°) d'enjoindre à l'administration de " lui délivrer un visa " ou, à défaut, dans un délai de 48 heures à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite en ce que sa date de rentrée tardive est fixée au 20 octobre 2022.
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* la compétence de son auteur n'est pas prouvée ;
* elle est insuffisamment motivée et révèle un défaut d'examen ;
* elle méconnait l'instruction interministérielle relative aux demandes de visas de long séjour pour études dans le cadre de la directive UE 2016/801 du 4 juillet 2019 ;
* elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; sa demande de visa s'inscrit dans le cadre d'un parcours cohérent. Elle justifie de son inscription en mastère commerce marketing l'école de commerce EDG de Rennes. Sa mère, résidant en France, a mis en place un virement irrévocable d'un montant de 615 euros par mois. La circonstance qu'elle ait des attaches familiales en France ne saurait en aucun cas démontrer un détournement de l'objet du visa.
Il paraît d'ailleurs cohérent que, souhaitant poursuivre ses études, elle ait postulé dans une école française puisqu'elle possède des attaches familiales en France. Ainsi elle pourra, lors des week-ends et des vacances, quitter Rennes afin de rendre visite à sa famille dans le Finistère et son entourage familial sera un soutien important pour ses études.
Vu les pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné M. B pour statuer sur les demandes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes de l'article L. 522-3 dudit code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Aucun des moyens invoqués par Mme C tels qu'énoncés dans les visas de cette ordonnance, n'est, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.
3. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, que les conclusions à fin de suspension de l'exécution de cette décision doivent être rejetées, en application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction sous astreinte et celles relatives aux frais d'instance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Nantes, le 13 octobre 2022.
Le juge des référés,
Laurent BLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,