Legislator Jurisprudence & Législation
2211093 Généré par l'IA

Rejection of Urgent Suspension of Residence Permit Refusal Due to Lack of Demonstrated Urgency

Numéro de cause 2211093
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A request for the suspension of an administrative decision refusing a residence permit and for an order compelling the prefect to issue a work authorization was rejected because the applicant failed to demonstrate the requisite urgency under Article L. 521-1 of the Code of Administrative Justice. Although the applicant claimed urgency based on a new job offer, the court found that the single document provided did not establish that the refusal, issued in 2020, caused a sufficiently serious and immediate prejudice to the applicant's situation to warrant immediate suspension without waiting for the final judgment on the merits, leading to the rejection of all claims without examining the serious doubt concerning the legality of the initial decision.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 522-3 du code de justice administrative; Rejection of Urgent Suspension of Residence Permit Refusal Due to Lack of Demonstrated Urgency: 521-1 of the Code of Administrative Justice. Although the applicant claimed urgency based on a new job offer, the court found that the single document provided did not establish that the refusal, issued in 2020, caused a sufficiently serious and immediate prejudice to the applicant's situation to warrant immediate suspension without waiting for the final judgment on the merits, leading to the rejection of all claims without examining the serious doubt concerning the legality of the initial decision.

Mots-clés

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autorisations de séjour défaut d'urgence demande d'asile tardive qualité pour recourir contre permis retrait de l'autorisation offre d'emploi

Dispositions légales citées

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article L. 521-1 du code de justice administrative
This article was cited as the legal basis for the initial request for suspension, but its conditions were not met, leading to the rejection under Art. L. 522-3.
article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
* elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et procède d'une erreur manifeste d'appréciation à ce titre ;
article L. 522-3 du code de justice administrative
The court applied this article to reject the request in its entirety because the urgency condition was not met.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 522-3 du code de justice administrative

The court applied this article to reject the request in its entirety because the urgency condition was not met.

Article L. 521-1 du code de justice administrative

This article was cited as the legal basis for the initial request for suspension, but its conditions were not met, leading to the rejection under Art. L. 522-3.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 août 2022, M. A E B demande au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 23 septembre 2020 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors qu'il dispose à nouveau d'une promesse d'embauche ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

* elle est insuffisamment motivée ;

* elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;

* elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et procède d'une erreur manifeste d'appréciation à ce titre ;

* elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles du 1° de l'article 3 et de l'article 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Le Barbier, première conseillère pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 dudit code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. " ; enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".

2. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

3. Pour justifier de l'urgence à suspendre de l'exécution de la décision litigieuse, M. E B se borne à soutenir qu'il dispose à nouveau d'une promesse d'embauche. Il n'établit toutefois par la pièce qu'il produit, signée de M. C B, gérant de la société DJM INVEST présentée comme exerçant son activité dans le domaine du nettoyage de bureaux, bâtiments et industrie que la décision litigieuse, datée du 23 septembre 2020 porterait atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation et ne fait par ailleurs état d'aucune autre circonstance particulière de nature à justifier la suspension de la décision attaquée. Par suite, la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'apprécier l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, que la requête de M. E B doit être rejetée en toutes ses conclusions en faisant application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. E B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A E B.

Fait à Nantes, le 2 septembre 2022.

La juge des référés,

M. D

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,