Applicants v. State (Real Estate Social Levies Discharge)
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe applicants sought the discharge, with default interest, of social levies applied to a capital gain from a real estate sale made via their partnership, but the court found no further need to rule on the discharge request because the relevant authority granted the full discharge of the contested social levies during the proceedings. The court also deemed the claims for default interest inadmissible due to the lack of an existing dispute regarding the reimbursement, but ordered the State to pay the applicants €500 for legal costs under the relevant administrative justice code provision, rejecting the remainder of the claims.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 222-1 du code de justice administrative, Article L. 208 du livre des procédures fiscales; Applicants v. State (Real Estate Social Levies Discharge): The court also deemed the claims for default interest inadmissible due to the lack of an existing dispute regarding the reimbursement, but ordered the State to pay the applicants €500 for legal costs under the relevant administrative justice code provision, rejecting the remainder of the claims.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited in Article 2 of the dispositive to order the State to pay a sum for the costs of the dispute.
Cited in the reasoning to reject the claim for default interest, as no dispute existed regarding this claim.
Cited in the reasoning as the basis allowing the President to rule by order on the refusal to rule on the discharged amounts (Article 1).
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 juin 2022, M. et Mme B A, représentés par Me Schultze et Me Florentin, demandent au Tribunal :
1°) de prononcer la décharge, assortie des intérêts moratoires, des prélèvements sociaux, à l'exception du prélèvement de solidarité de 2%, auxquels ils ont été assujettis à raison d'une plus-value sur cession, réalisée le 18 décembre 2017, d'un bien immobilier sis à Cannes (06150) par la SCI dont ils sont associés ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 mars 2023, la directrice chargée de la direction des impôts des non-résidents conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de décharge, en raison du dégrèvement, intervenu en cours d'instance, des prélèvements sociaux en litige, et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
M. et Mme A ont produit un mémoire complémentaire, enregistré le 30 juin 2022 et non communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
Sur l'étendue du litige :
2. Par une décision du 7 mars 2023, postérieure à l'introduction de la requête, la directrice chargée de la direction des impôts des non-résidents a prononcé le dégrèvement de la totalité des prélèvements sociaux contestés auxquels les requérants ont été assujettis à raison d'une plus-value sur cession, réalisée le 18 décembre 2017, d'un bien immobilier situé en France. Par suite, les conclusions à fin de décharge sont devenues sans objet, de sorte qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les intérêts moratoires :
3. Faute de litige né et actuel avec le comptable chargé de procéder au remboursement des impositions en cause, les conclusions tendant à ce que le tribunal ordonne le versement des intérêts moratoires prévus à l'article L. 208 du livre des procédures fiscales sont manifestement irrecevables et ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
Sur les frais du litige :
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement aux requérants d'une somme de 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions à fin de décharge présentées par M. et Mme A.
Article 2 : L'Etat versera à M. et Mme A une somme de 500 (cinq cents) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme B A et à la directrice chargée de la direction des impôts des non-résidents.
Fait à Montreuil, le 31 mai 2023.
Le président de la 10ème chambre,
B. Auvray
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.