Application for Residence Permit Registration and Penalty for Delay Against Prefecture
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn individual sought an urgent order compelling the prefecture to register a request for a residence permit, which the administration was allegedly failing to process, and imposing a penalty for delay. The administrative tribunal rejected the request because the applicant's initial application for a residence permit, submitted in May 2020, resulted in an implicit rejection by the prefecture after the statutory four-month period expired in September 2020; therefore, the emergency judge acting under Article L. 521-3 of the Administrative Justice Code could not issue an order that would impede the execution of this existing administrative decision (the implicit rejection).
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du Code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article L. 522-3 du code de justice administrative; Application for Residence Permit Registration and Penalty for Delay Against Prefecture: The administrative tribunal rejected the request because the applicant's initial application for a residence permit, submitted in May 2020, resulted in an implicit rejection by the prefecture after the statutory four-month period expired in September 2020; therefore, the emergency judge acting under Article L. 521-3 of the Administrative Justice Code could not issue an order that would impede the execution of this existing administrative decision (the implicit rejection).
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe court used this article to justify rejecting the request by simplified procedure because the request was deemed ill-founded.
This provision would have been cited if costs were ordered, but as the dispositive does not explicitly mention costs against any party, it is excluded based on the final orders (Article 1 and 2 only mention the rejection of the request).
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 août 2022, M. B A, représenté par
Me Bogliari, demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) de prendre toutes mesures qu'il estimera utiles afin de faire cesser le comportement litigieux de la préfecture de Seine-et-Marne qui, à tort, ne lui permet pas de pouvoir enregistrer sa demande de délivrance de titre ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de procéder à l'enregistrement de sa demande de délivrance de titre de séjour sans délai à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.
Vu :
- les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal administratif de Melun a désigné M. Meyrignac, premier conseiller, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article L. 522-3 de ce même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Par ailleurs, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois () ".
3. Il résulte de l'instruction que M. A a présenté une demande de titre de séjour le 13 mai 2020 auprès de la sous-préfecture de Torcy. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ne saurait faire obstacle à l'exécution de la décision implicite née le 13 septembre 2020 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a rejeté la demande de l'intéressé. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête de M. A selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de Seine-et-Marne.
Fait à Melun, le 5 août 2022.
Le juge des référés,
Signé : P. Meyrignac
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2207669